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<title>EMBRYO</title>
<description>Pink Floyd</description>
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<lastBuildDate>Thu, 05 Nov 2009 08:57:47 +0100</lastBuildDate>
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<title>ANIMALS (1977)</title>
<link>http://embryo.hautetfort.com/archive/2009/11/04/animals-1977.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Embryo)</author>
<category>Les albums des Pink Floyd</category>
<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 19:27:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Notoirement connu pour posséder un solide sens de l’humour, le joyeux drille Waters a depuis longtemps pris les commandes du groupe. Insidieusement pour débuter, depuis Dark Side Of The Moon, et maintenant ouvertement. Installés dans leurs nouveaux studios, à Britannia Row, situés dans une ancienne église désaffectée et dont les peintures de rénovation sont encore fraîches, les membres du groupe s’ennuient, s’épient, se méfient. L’endroit est austère. Froid. A l’image de l’album à venir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;La plupart des chansons qui composent ce disque ont fait, par le passé, l’objet de discordes, notamment entre Gilmour et Waters. En effet, certaines d’entre elles, «&amp;nbsp;Raving and Drooling&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;Gotta be crazy&amp;nbsp;» auraient du figurer sur l’album précédent, faisant déjà parties du répertoire live du groupe, mais Waters en avait décidé autrement. Cette emprise de plus en plus flagrante commence à agacer les autres membres du groupe, et principalement Gilmour qui souhaite proposer ses propres compositions. En effet, Mason ne composant pas, et Wright ne proposant rien à l’époque, empêtré dans un divorce couteux et dans des gros problèmes liés à son addiction à la cocaïne, le duo Gilmour / Waters se battait bec et ongle pour exister au sein de la formation. &lt;img width=&quot;341&quot; src=&quot;http://ring.cdandlp.com/skeudagogo/photo_grande/113898412.jpg&quot; alt=&quot;113898412.jpg&quot; height=&quot;329&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px;&quot; /&gt;La couleur rose n’a jamais été aussi présente dans ce disque, le titre «&amp;nbsp;Pigs&amp;nbsp;», la pochette, avec ce cochon, et une édition du vinyle, en rose, renforceront cette teinte, et pourtant, il s’agit probablement d’un des disques les plus sombres du Pink Floyd. Le thème du disque est plutôt vaste, puisqu’on y croise des moutons conduits à l’abattoir, des cochons, des chiens, et tout ce beau monde est mis en parallèle avec la nouvelle société Thatcherienne, ou avec les idées ultra conservatrices de la protectrice de la morale bien pensante de l’époque, Mary Withehouse. N’oublions pas que nous sommes dans la période 76 / 77, soit l’explosion de l’ère Punk qui crache, outre sur les règles bien pensantes, sur la majorité des groupes, appelés à l’époque des dinosaures. A ce propos, une anecdote savoureuse veut que Johnny Rotten, arrivé dans les studios par hasard, portait fièrement un délicieux Tee-Shirt, sur lequel était écrit «&amp;nbsp;I hate Pink Floyd&amp;nbsp;», ce qui avait le mérite d’être clair. Celà n’empêcha pas Mason de produire l’album des Damned, plus par un concours de circonstances que par une volonté profonde des deux partis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Pendant l’enregistrement, il devint évident, au vu des nouvelles parties de guitares toujours plus nombreuses, que Gilmour aurait besoin d’aide, au moins sur scène. Snony White fût choisi, sur les conseils avisés de Steve O’Rourke. Lorsqu’il entra dans le studio, lui qui n’avait jamais entendu la musique des Pink Floyd (comme est-ce possible&amp;nbsp;?), l’atmosphère était particulièrement tendue. Waters et Mason venaient d’effacer par erreur un solo de Gilmour dont il était assez fier. Gilmour et lui discutèrent quelques instants, White demanda s’il devait passer une audition, et Gilmour lui répondit froidement «&amp;nbsp;Si tu es là, c’est que tu sais jouer, non&amp;nbsp;?&amp;nbsp;». Fin de l’audition. Plus tard Waters lui demanda poliment de jouer quelque chose («&amp;nbsp;puisque tu es là, montre nous ce que tu sais faire&amp;nbsp;!), et White s’exécuta. Il créa un solo sur «&amp;nbsp;Pigs on the wing&amp;nbsp;», qui ne fût pas retenu lors du mixage final puisque le groupe décida de couper le morceau en deux, ouvrant et clôturant ainsi l’album.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Aussi étrange que cela puisse paraître, et malgré les nombreuses tensions, l’enregistrement du disque se déroula dans une bonne ambiance. Un esprit de groupe retrouvé, loin du cauchemardesque enregistrement de «&amp;nbsp;Wish you…&amp;nbsp;». Mais, paradoxalement, c’est ce disque qui va sceller définitivement la discorde au sein du groupe, et notamment entre les deux leaders.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;L’album débute dans la légèreté, avec «&amp;nbsp;Pigs on the wing&amp;nbsp;», chanson acoustique, basique et paisible. C’est une chanson d’amour, dédiée à la femme de Waters. On ne peut pas dire que cette chanson fasse partie des meilleures chansons du groupe, et se révèle même plutôt anecdotique, mais prise dans l’ensemble d’un album assez lourd à porter, elle s’avère agréable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;C’est «&amp;nbsp;Dogs&amp;nbsp;» qui mettra le feu aux poudres au sein du groupe. Morceau créé en 1973 que le groupe a déjà l’habitude de jouer sur scène sous une forme un peu différente, notamment au niveau des textes, il a été composé par Gilmour. 17 minutes de rock torturées, paradoxalement dominées par les guitares acoustiques qui ouvrent le titre. Si la mélodie n’est pas particulièrement fantastique, les arrangements, les solos et la structure du morceau sont eux assez intéressants. A l’époque, certaines critiques ont même avancé que le groupe revenait enfin aux expérimentations. Avec le recul, cette assertion apparaît un peu exagérée, car hormis le break au milieu du titre, atmosphérique, répétitif, qui effleure gentiment le Krautrock, et les expérimentations électroniques, le reste sonne plutôt rock. Bien plus que les dernières productions du groupe d’ailleurs. Animals est encore aujourd’hui considéré comme l’album «&amp;nbsp;Hard-Rock&amp;nbsp;» du groupe. Cette dénomination a tout pour faire sourire, mais à l’époque, c’était dit tout à fait sérieusement. Bref, &lt;img src=&quot;http://josephjwalker.com/images/gallery/standard/pink_floyd_animals.jpg&quot; alt=&quot;pink_floyd_animals.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;après un solo lumineux de Gilmour qui partage le chant avec son frère ennemi Waters, le morceau s’enfonce peu à peu, et se noie sous des nappes de claviers, alors que les aboiements d’un chien sont torturés, répétés, filtrés. Cette partie, aujourd’hui, sonne un peu datée et à tendance à traîner en longueur. Plus de concision aurait sans doute été souhaitable. Ensuite, le morceau reprend lentement le dessus pour retrouver la structure du début. L’album contient 5 titres, et les royalties d’un disque sont calculées en fonction du nombre de titres, et non pas en fonction de leur longueur. Du coup, bien que &quot;Dogs&quot; prenne pour ainsi dire la totalité de la première face, Gilmour n’est considéré que comme le compositeur d’un cinquième du disque, au lieu de la moitié. Waters prenant le reste à son compte. Si Mason et Wright n’y voient aucun inconvénient, et pour cause, Gilmour ne l’entend pas de cette oreille. Cette problématique enflera au fil des mois et sera, à terme, l’un des gros points de discorde entre les deux compositeurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;La seconde face est, à mon sens, plus réussie. D’abord parce que les morceaux sont plus courts, et donc plus digestes, et ensuite parce qu’ils sont tout simplement meilleurs. Les mélodies sont nettement plus marquées et plus inventives, ce qui place une fois de plus Waters en tête des compositeurs du groupe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Pigs&amp;nbsp;», son cri de cochon, son clavier et sa basse donnent tout de suite une tension plus rock au morceau, et si les compositions ne sont plus au niveau de l’époque «&amp;nbsp;Meddle&amp;nbsp;», elles sont plus efficaces que le précédent&amp;nbsp; «&amp;nbsp;Dogs&amp;nbsp;». Mason se permet quelques fioritures aux percussions, et Gilmour, toutes guitares dehors, s’en donne à cœur joie. Seul Wright reste en retrait, sur un album qu’il n’aimait de toute façon pas. Le break allonge la sauce un peu inutilement, avec des effets un peu vains. Il ne faut pas se le cacher, on a parfois l’impression d’avoir affaire à du remplissage. A l’instar de «&amp;nbsp;Dogs&amp;nbsp;», une fois le break «&amp;nbsp;expérimental&amp;nbsp;» passé, le morceau repend les choses au même endroit, mais pour se terminer dans un solo de Gilmour particulièrement rageur, digne des meilleurs moments d’&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Echoes&amp;nbsp;» ou de «&amp;nbsp;One of these days&amp;nbsp;». Le meilleur moment du morceau et peut-être du disque. Le titre s’efface lentement dans un champ de moutons qui bêlent tranquillement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Comme pour ne pas les perturber, Wright entame «&amp;nbsp;Sheep&amp;nbsp;» au clavier avec une douceur particulièrement atypique au sein de ce disque. Le second meilleur moment du disque, et, à titre plus personnel, le morceau que je préfère du disque. La seule véritable contribution de Wright au disque s’avère être un moment en apesanteur, calme et discret, à son image. On en vient presque à regretter l’arrivée discrète de la basse, puis de la batterie, dont une partie sera inversée sur bande, donnant l’impression que l’écho qui arrive habituellement après la frappe des fûts précède cette fois l’explosion. Le rythme du morceau, encore plus rock que le précédent, est nettement plus soutenu. Malheureusement, arrive un break, prévisible, qui casse à nouveau le rythme du disque. Presque plus inutile que sur les titres précédents, celui-ci n’est soutenu que par la basse et quelques claviers discrets. On y entend une voix filtrée par un vocoder et le troupeau de moutons reprend de la laine de la bête. Rappelons qu’à ce moment de l’album, la société anglaise, pour ne pas dire mondiale, est comparée à un troupeau de moutons prêt à être décimé. Une fois de plus, Gilmour termine&amp;nbsp;fort en soutenant une rythmique explosive qui accentue l’effet d’une fin apocalyptique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Pigs on the wing&amp;nbsp;» termine le disque comme il l’avait commencé, une constante chez le Floyd depuis «&amp;nbsp;Dark Side of the Moon&amp;nbsp;» qui perdurera jusqu’à «&amp;nbsp;The Final Cut&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Le gros problème de ce disque, c’est l’effet monolithe. &lt;img width=&quot;302&quot; src=&quot;http://vinylrecords.ch/P/PI/Pink_Floyd/Animals-YU/animals-yugoslavia-85.jpg&quot; alt=&quot;animals-yugoslavia-85.jpg&quot; height=&quot;285&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Les trois chansons principales du disque sont bâties sur le même schéma, couplet, refrain, pont à rallonge, couplet, refrain. Et si la structure de «&amp;nbsp;Dogs&amp;nbsp;» diffère un peu, elle reste tout de même dans cette même mouvance. A l’arrivée, ce disque que j’aime vraiment beaucoup, mais sans doute parce qu’il a bercé mon enfance plus qu’autre chose, s’avère un peu austère. La pochette, particulièrement sordide, enfonce le clou de cette impression.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Alors que l’idée du cochon volant au dessus d’une usine fût adoptée par tous, et alors que l’on suggéra une simple incrustation, Waters en décida autrement. Il fit confectionner un véritable cochon géant gonflé à l’hélium. En prévision de la descente du cochon, on appela une poignée de tireurs d’élite pour shooter l’animal une fois le cliché effectué, mais celui-ci, le jour dit, refusa de se gonfler… Une journée passée, sans succès. On recommença donc l’expérience le lendemain. Cette fois, le cochon se gonfla sans difficulté. Mais, alors que l’on venait de prendre les clichés nécessaires, une rafale de vent bouscula le cochon, et le câble céda. Sauf que personne n’avait pensé à rappeler les tireurs… Et voilà donc le cochon qui s’envole dans les hauteurs et part vivre sa vie, loin des soucis des rayons de charcuterie. C’est un avion qui finalement le repérera quelques temps plus tard. Il finira par se dégonfler pour finir dans un champ à quelques dizaines de kilomètres. Anecdote somme toute amusante, pour un album sombre, mélancolique, et qui annonce une fin un peu terne. Car, même si les compositions sont majoritairement signées de la main de Waters, musicalement, l’album reste un album collectif où chacun a participé au processus d’enregistrement et de production. Ce sera la dernière fois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;L’album se vendit correctement, sans pour autant atteindre des chiffres de vente phénoménaux. Il connut différentes éditions. La plus connue reste cette édition en vinyle rose, pressée pour le marché français, qui resta, pendant longtemps, le marché le plus juteux pour le groupe. Il existe également d’autres éditions, dont un pressage bleu assez rare, ainsi qu’une version promo de l’album, rose également, cette fois, il s’agit de l’ensemble du disque qui se trouve être rose, pochette comprise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Les stades, quant à eux, continuent de se remplir, la musique du Floyd étant jouée dans un brouhaha parfois difficile à supporter pour le groupe, ce qui ne sera pas sans poser problème pour la suite. Sur scène d’ailleurs, le Floyd est depuis longtemps une machine, technologiquement très haut point, parfaite techniquement, mais très peu passionnante. Pour peu que l’on soit un tant soit peu objectif, il faut bien admettre que l’on s’ennuie aux concerts du Floyd. Ils se contentent de jouer l’intégralité des deux derniers albums, avec deux extraits de Dark Side Of The Moon en guise de rappel, le tout étant joué à la note près. Bref, ils livrent régulièrement une photocopie froide de leur musique. Oubliées les improvisations, oubliée la folie, les Floyd sont rentables, et c’est bien ce qui compte le plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;object height=&quot;260&quot; width=&quot;316&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/djfbTCZ5HZg&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/djfbTCZ5HZg&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object height=&quot;230&quot; width=&quot;307&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/8XjY2m0bAaU&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/8XjY2m0bAaU&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Moonhead</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Embryo)</author>
<category>Pink Floyd</category>
<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 19:48:08 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce blog va reprendre doucement du service dans quelques jours, mais pour le moment, le manque de temps m'oblige à vous faire patienter un peu... Un musique créée spécialement pour un documentaire autour des premiers pas sur la lune. Par contre, je ne certifie pas que les images soient celles prévues à l'époque....&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object height=&quot;265&quot; width=&quot;327&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/i2HHT7txFQ0&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/i2HHT7txFQ0&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;
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<title>WISH YOU WERE HERE (1975)</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Embryo)</author>
<category>Les albums des Pink Floyd</category>
<pubDate>Fri, 31 Jul 2009 15:12:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Je pourrais vous expliquer, avec des trémolos dans la voix, pourquoi ce disque est si important pour moi. Sorti un an après ma naissance, il a bercé ma vie, mon enfance, et plus encore. Il a sans doute été l’un des déclencheurs de ma passion pour la musique. Pas seulement celle de Pink Floyd, mais celle des grands espaces, celle des lenteurs, celle des sons épurés, et des constructions complexes. Je pourrais vous dire que ma mère mettait ce disque chaque fois qu’elle ne parvenait pas à me calmer et qu’instantanément, je cessais de pleurer, regardant le plafond pour chercher d’où provenaient ces sons qui me transportaient. Je pourrais vous raconter toutes les fois où j’ai écouté ce disque, dans le noir, un casque sur les oreilles, allongé sur ma moquette, me prenant alors pour un bout de chiffon rouge, virevoltant au milieu d’une campagne perdue. &lt;img width=&quot;184&quot; src=&quot;http://www.seedfloyd.fr/dossiers/guide-routard-floydien/mono-lake/images/wish-you-were-here-mono-lake.jpg&quot; alt=&quot;wish-you-were-here-mono-lake.jpg&quot; height=&quot;253&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Mais voilà, j’ai décidé de créer ce modeste endroit pour parler objectivement de cette passion qui m’anime malgré moi, et qui s’inscrit dans mes gènes chaque jour un peu plus. Car on peut parler du bon goût, de la modernité, et de toutes ces choses qui font que les Floyd sont au moins aussi détestés qu’ils sont aimés, mais lorsque quelque chose est ancrée en vous, il n’y a rien à faire pour s’en départir. D’ailleurs, faut-il encore en avoir la volonté. J’aime ce groupe, je le revendique, et je le vis plutôt bien. A cette époque, le groupe est un monstre. Les membres ont vendu des disques par milliers, et continuent encore. Ils remplissent des stades de fans qui ne viennent presque plus les écouter, mais déjà les voir. Il est maintenant très loin le temps des petits clubs enfumés qui sentaient bon l’underground. Après la folie Dark Side Of The Moon, le groupe prend une pause de six mois, où chacun va vaquer à des occupations parallèles. Gilmour découvre Bush (la chanteuse, pas le Président, bande de plaisantins&amp;nbsp;!) et Mason produit l’album de Wyatt. Malgré tout, le groupe entre enfin en studio, mais cette fois, avec une pression qu’il n’avait jamais connu. Il faut maintenant vendre des disques. Beaucoup.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Les premières séances de Studio démarrèrent sans la moindre matière sonore. En effet, après Dark Side, le groupe n’avait plus la moindre chanson. Le groupe commença donc un travail de composition entièrement collectif, pour la première fois depuis Meddle, mais aussi pour la dernière fois. D’ailleurs, ils reprirent quelques temps l’idée de faire de la musique sans le moindre instrument, mais le projet fût rapidement abandonné devant l’ampleur de la tâche. De cette expérience où le groupe sciait du bois, plantait des haches, tirait des élastiques ou vidait des aérosols, le groupe ne retiendra rien ou presque. Le groupe manque alors de motivation, et chacun semble s’ennuyer ferme. Les membres jouent avec des verres remplis à différents niveaux, créant ainsi des harmonies en frottant les bords. Ce sera le début véritable de la session. D’ailleurs, ce procédé sera gardé jusqu’à l’enregistrement. Gilmour trouvera une phase de guitare mélancolique et douce qui lancera définitivement le premier morceau. Entre temps, le groupe repart en tournées, qu’il souhaite de plus en plus courtes, pour s’occuper des familles, mais aussi parce que la cohésion du groupe s’effrite de plus en plus. Les membres rôdent pourtant, comme à leur habitude, de nouveaux morceaux sur scène, dont certains trouveront leur place plus tard, sur Animals. Alternant scènes et studio, les membres fatiguent et peinent parfois à se supporter. Par ailleurs, un facteur aggravant fait alors son apparition&amp;nbsp;: le partage des richesses. Dark Side Of The Moon engrange des bénéfices colossaux et chacun veut sa part du gâteau, mais dans la tête de chacun, la part à laquelle il a droit n’est pas forcément la même que celle du voisin. Ajoutés à cela des problèmes techniques liés aux grandeurs des scènes, rendant les concerts parfois inaudibles, et parfois catastrophiques, et des problèmes de solitude (en effet, les enregistrements multipistes sont certes pratiques, mais chaque musicien se retrouve seul dans une cabine face à son instrument…), l’ambiance devient chaque jour un peu plus morose.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Le thème de l’album va d’ailleurs s’imposer plus ou moins tout seul. Ce sera l’absence dans son ensemble.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Shine On You Crazy Diamond&amp;nbsp;» ouvre donc l’album. L’intro est construite avec des verres remplis d’eau, sur lesquels on a passé un doigt.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;357&quot; src=&quot;http://www.ilbaluardo.com/Cover/Audio/P%20-%20Q%20-%20R/PINK%20FLOYD%20-%20Wish%20you%20were%20here%20-%20Front.jpg&quot; alt=&quot;PINK%20FLOYD%20-%20Wish%20you%20were%20here%20-%20Front.jpg&quot; height=&quot;183&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Ensuite, tout est mixé ensemble, en groupe d’accords sur un seize pistes de sorte que chaque manette de la console contrôle un accord. L’harmonica de verre reproduit cet effet à merveille, mais le groupe n’utilisera pas cet instrument. Gilmour entre alors en scène avec ce fameux solo de guitare, sans doute l’un des plus beaux du groupe, et porte littéralement le morceau à bout de bras. A l’époque, David Gilmour est sans doute le musicien le plus important du groupe. Omniprésent dans le jeu mais aussi dans le chant, il crée presque à lui seul le fameux «&amp;nbsp;son Pink Floyd&amp;nbsp;». Bien sûr, le soutien de Rick Wright est des plus importants. Le morceau est initialement prévu pour durer toute une face, mais sera finalement scindé en deux parties. Ensuite, Gilmour crée une sorte de cassure qui amène la rythmique dans un riff un peu étrange rappelant le tintement d’une cloche. La batterie fait lentement son apparition et laisse enfin le morceau démarrer totalement. Gilmour amène un nouveau solo tout aussi brillant que le premier, puis c’est au tour de Wright de poser quelques notes, plus discrètes. La partie chant intervient enfin, et fait ouvertement référence une fois de plus à Syd Barrett. Il s’agit d’une des nombreuses interventions extérieures sur l’album. Un jour, Nick Mason croise un gros type chauve, avec l’air ahuri dans les couloirs du studio. Il demande à Gilmour de qui il s’agit qui lui répond qu’il s’agit de Syd Barrett. Méconnaissable et semblant avoir définitivement quitté le monde de la raison. Le groupe, ébahi par sa présence, lui passe la bande du morceau sur lequel il travaille, il s’agit alors de Shine On. Barrett trouve que ce qu’il entend sonne vieillissant… Plus tard, il discute avec Mason qui lui demande comment il va. «&amp;nbsp;Cà va, j’ai un frigo, avec de la viande dedans, mais je suis obligé d’en racheter car elle n’arrête pas de moisir…&amp;nbsp;». Enfin, il demandera si quelqu’un peu le ramener. Barrett repart aussi étrangement qu’il est apparu. Son passage fantomatique laissera des traces sur l’album, notamment sur les paroles de Shine On, fortement influencées par son personnage énigmatique. La mélodie accrocheuse du morceau en fait l’une des plus belles réussites du disque même si le morceau aurait gagné en concision, notamment dans sa seconde partie. Le morceau se termine sur un solo de saxophone de Dick Parry, maintenant habitué du groupe, qui, en 2009, sonne un peu kitch. Pourtant, il amène une sorte de légèreté à un morceau magnifique mais empreint d’une morosité très appuyée. Le titre est marqué par la présence (au moins pendant l’enregistrement) des deux violonistes Menuhin et Grappelli. Grappelli accepta de jouer sur le titre, Menuhin préféra le regarder et l’écouter. A ce sujet, l’histoire propose deux théories, l’une affirmant que l’on entend Grappelli jouer sur Shine On You Crazy Diamond, l’autre qui suppose que les bandes sont restées dans les cartons. Qui croire&amp;nbsp;? A vrai dire, peu importe. Ce qui est sûre, c’est qu’il est difficile de dire, à l’oreille, s’il y a ou non un violon sur le titre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Welcome to the machine&amp;nbsp;» démarre dans le souffle d’une brise, et d’un bruit de machine qui ressemble à un ascenseur. Un morceau dominé par les synthétiseurs et la guitare acoustique ou Mason n’intervient pas, et où le rôle de Waters est très diminué. D’ailleurs, outre les textes, qu’il écrit maintenant intégralement, et ce depuis l’expérience Dark Side of the Moon, Waters se fait discret sur cet album. Il chante très peu, et son jeu de basse est particulièrement transparent. Gilmour crie plus qu’il ne chante sur ce morceau volontairement agressif. C’est le titre qui a le plus mal vieilli, notamment à cause des sons de synthés particulièrement datés. Il se termine comme il a commencé, sur un bruit d’ascenseur qui s’ouvre sur une pièce avec une foule en train de discuter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Have a cigar&amp;nbsp;» ouvre la seconde face avec un ton résolument rock. Un riff de guitare soutenu par la basse de Waters donne le ton, suivi de près par les synthés de Wright. A l’origine, Waters devait chanter ce titre, mais il connaît alors des problèmes de voix. En effet, ce n’est pas un secret, Waters a des capacités vocales limitées, et il ne parvient pas à tenir la note sur le titre. Quelqu’un suggère alors de demander la participation de Roy Harper, un ami du groupe, qui enregistre à côté. En secret, Waters espère que les autres insisteront pour qu’il chante, mais tout le monde est emballé par l’idée. Roy Harper accepte avec plaisir et se fond finalement très bien dans l’univers du Floyd avec une performance tout en force qui colle parfaitement à la rudesse du morceau et à l’âpreté du solo de guitare de Gilmour, décidemment très bavard sur ce disque. &lt;img width=&quot;354&quot; src=&quot;http://i5.photobucket.com/albums/y166/Zenial/lsd/picw-z/big/wishyouw.jpg&quot; alt=&quot;wishyouw.jpg&quot; height=&quot;349&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;La rumeur dit également que Grappelli chante sur la fin du morceau, mais même en tendant l’oreille…. Le titre fait directement référence aux gros pontes de l’industrie de disque et de leurs méthodes douteuses pour faire fonctionner un bizness! Le morceau se termine brutalement, comme si l’on changeait une station de radio, et la fin du titre est filtrée pour renforcer cette impression et pour glisser plus facilement sur le titre suivant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Wish you were here&amp;nbsp;» qui donne son titre à l’album est sans conteste une grande réussite. Sans doute l’une des plus belles compositions de Gilmour. Ballade acoustique qui s’ouvre sur un gimmick limite folk, la chanson possède une mélodie qui s’incruste en quelques secondes dans votre oreille, et ne vous lâche plus. Une fois de plus, Waters fait référence à Barrett, même si la chanson peut être interprétée comme une chanson sur les relations amoureuses. Au fil du temps, ce titre s’est imposé comme étant un des classiques du groupe. Gilmour y chante magnifiquement bien, et chaque instrument trouve une place pertinente sans jamais prendre le dessus. Le fade out de fin ramène la brise qui annonce la seconde partie de «&amp;nbsp;Shine on You Crazy Diamond&amp;nbsp;». Outre le fait d’avoir scindé le morceau en deux parties, la construction n’est pas sans rappeler Echoes, dans une certaine mesure. La seconde partie débute sur un rythme chaloupé et légèrement bluesy, et se transforme peu à peu en quelque chose d’un peu plus agressif avec le solo de guitare, doublé, voire triplé, qui semble vouloir pousser les murs pour exister. Le morceau retombe alors sur ses pattes en reprenant le thème central sur lequel on l’avait laissé lors de la première partie. Ensuite, après quelques secondes en suspens, le titre navigue sur quelques arpèges qui amènent une partie jazz rock qui, pour le coup, a un peu vieilli, encore une fois, à cause des sonorités utilisées. Malgré tout, l’ensemble s’écoute facilement, avec un brin de nostalgie, comme on regarde des photos d’une jeunesse passée en se disant «&amp;nbsp;ah oui, c’est vrai qu’à l’époque, on portait çà….&amp;nbsp;». Le final laisse enfin la place à Richard Wright qui pendant trois minutes et demi va enfin pouvoir s’exprimer seul ou presque. Des nappes de synthés s’entremêlent, soutenue par une batterie légère et un piano qui martèle les accords pour mieux marquer la rythmique. Cette partie n’est pas sans rappeler certains passages de son album solo «&amp;nbsp;Wet Dreams&amp;nbsp;» qui reprendra souvent ce schéma. C’est lui qui a le mot de la fin sur un disque marqué par une morosité et une mélancolie affichées. Le groupe va mal, il le sait. A l’époque, il est surtout concerné par des effets de scène toujours plus grandiloquents, comme le passage de deux avions «&amp;nbsp;Spitfire&amp;nbsp;» juste au dessus de la foule pendant un concert, ou une pyramide gonflable géante qui, un soir de tempête, finira écrasée sur le parking d’à côté. Le groupe est au bord de la rupture, et s’enlise de plus en plus dans une relation conflictuelle, ce qui ne sera pas sans effet sur leur musique à venir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://dummidumbwit.files.wordpress.com/2009/02/10537_pink_floyd_wish_you_were_here_artwork_artist_page.jpg&quot; alt=&quot;10537_pink_floyd_wish_you_were_here_artwork_artist_page.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Le disque, sorti en 1975, connaît un bon succès et se place numéro un des ventes un peu partout. Bien entendu, ils n’en vendront pas 40 millions, mais Le Floyd est devenu une entreprise rentable en termes de ventes, cela suffit à faire le bonheur de leur maison de disques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;La première édition contenait une pochette avec le fameux foulard rouge, l’homme en flamme qui sert la main à un autre homme, l’homme qui plonge, puis qui nage dans le sable, ainsi que l’homme invisible qui tient un exemplaire bleu de l’album, et une carte postale. Le tout était emballé dans une pochette noire (uniquement pour la première édition), qu’il fallait découper pour ouvrir. Au milieu, un rond avec une poignée de mains de robots.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Il y a eu plusieurs éditions couleurs du disque, et plusieurs rééditions CD, reprenant la pochette noire, ou la pochette avec l’homme en flamme selon les éditions. Il faudra attendre le coffret «&amp;nbsp;Oh by the way&amp;nbsp;» pour retrouver la pochette en plastique noir d’origine. Cet album est sans doute le disque que j’ai le plus écouté dans ma vie, et encore aujourd’hui, malgré ses défauts, je l’aime toujours autant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xo7r_pink-floyd-welcome-to-the-machine_music&amp;amp;related=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;282&quot; height=&quot;231&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xo7r_pink-floyd-welcome-to-the-machine_music&amp;amp;related=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xo7r_pink-floyd-welcome-to-the-machine_music&quot;&gt;Pink floyd - Welcome to the machine&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/fdjoke&quot;&gt;fdjoke&lt;/a&gt;. - &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/fr/channel/music&quot;&gt;Regardez la dernière sélection musicale.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x9jjgj_shine-on-you-crazy-diamond-david-gi_people&amp;amp;related=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;289&quot; height=&quot;247&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x9jjgj_shine-on-you-crazy-diamond-david-gi_people&amp;amp;related=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x9jjgj_shine-on-you-crazy-diamond-david-gi_people&quot;&gt;Shine on you crazy diamond David Gilmour LIVE Acoustic&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/fenixO6&quot;&gt;fenixO6&lt;/a&gt;. - &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/fr/channel/people&quot;&gt;Découvrez des vidéos faites entre amis ou en famille.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
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<title>DARK SIDE OF THE MOON (1973)</title>
<link>http://embryo.hautetfort.com/archive/2009/07/17/dark-side-of-the-moon-1973.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Embryo)</author>
<category>Les albums des Pink Floyd</category>
<pubDate>Fri, 17 Jul 2009 16:04:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;A bien des titres, Dark Side Of The Moon est sans doute l’album le plus important des Pink Floyd. En termes de ventes, évidemment, puisqu’il totalise quelques 40 millions d’albums vendus, et possède le record de longévité de présence au sein des charts américains (14 ans avec une interruption d’une semaine, c’est plutôt pas mal). En termes de progression également. Progression créative, car c’est sans doute l’effort le plus collectif du groupe, le plus soigné, le plus recherché également. Progression technique, car on se rend compte à l’écoute du disque que tout, absolument tout est maîtrisé. C’est aussi l’album qui créé le plus la polémique. Il y a ceux qui ont aimé le Floyd le temps du premier album, ceux qui ont aimé le Floyd jusqu’à Dark Side Of the Moon et ceux qui considèrent que Dark Side Of the Moon est le chef d’œuvre absolu du groupe. A vrai dire, tout ce beau monde a raison et tort à la fois. Le groupe amène, à chaque album un regard neuf sur sa musique. &lt;img width=&quot;317&quot; src=&quot;http://991.com/newGallery/Pink-Floyd-The-Dark-Side-Of-308985.jpg&quot; alt=&quot;Pink-Floyd-The-Dark-Side-Of-308985.jpg&quot; height=&quot;325&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Qu’on aime ou pas, on ne peut pas comparer le Floyd de 1967 avec celui de 1973, ni avec celui de 1979 ou de 1987. Bref, changeant de leader à chaque décennie ou presque, et donc de façon de faire et de composer, la musique du groupe va évoluer en permanence. Bonne ou mauvaise chose, ce n’est plus qu’une affaire de goût.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Mais revenons-en à cette année 1972. Course effrénée faite de concerts, la vie du Floyd s’articule essentiellement autour des projets musicaux. C’est alors un groupe sorti de l’underground qui connaît un succès relatif, mais reconnu des connaisseurs. A cette époque, le groupe possède quelques ébauches musicales, et pense enfin à ce qui va succéder à Meddle. C’est dans la cuisine de Mason que les premières idées fusent. Qu’est-ce qui nous rend fous&amp;nbsp;? L’argent, l’amour, la solitude, la mort, la religion, les problèmes sociaux… Ces petits thèmes vont être mis ensemble sous un grand thème directeur, la folie. Pas forcément dans le sens de l’aliénation, mais plutôt dans tout ce qui peut nous faire perdre la tête. Très vite, fait rarissime, les rôles se partagent avec précision. Waters écrira les textes, et s’occupera, avec Mason, de la cohérence du thème sur la longueur de l’album d’un point de vue conceptuel. Le mot est lâché. Il s’agit là du premier album concept du groupe. Un disque qui, musicalement suit, une ligne directrice du début à la fin, le tout soutenu par des textes cohérents dans un emballage englobant l’ensemble. Gilmour et Wright sont eux chargés de la texture musicale. Bizarrement, les Floyd ont toujours été considérés comme un groupe à concept alors que si l’on se penche sur leur discographie, il y a en tout et pour tout 5 disques «&amp;nbsp;conceptuels&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Ils disposent de six semaines avant de partir en tournée, et souhaitent présenter au public une première ébauche de ce nouvel album. Ils décident donc de partir à la campagne pour s’éloigner de tout et de tout le monde. Les choses vont alors très vite, l’ambiance au sein du groupe est radieuse, et surtout, chacun va dans la même direction. &lt;img width=&quot;229&quot; src=&quot;http://itech.dickinson.edu/chemistry/wp-content/uploads/2008/04/pink_floyd-dark_side_of_the_moon-sm_lg.jpg&quot; alt=&quot;pink_floyd-dark_side_of_the_moon-sm_lg.jpg&quot; height=&quot;210&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Des bribes d’anciens morceaux, notamment des sessions de «&amp;nbsp;Zabriskie Point&amp;nbsp;» sont repris pour les développer, d’autres sont créées de toute pièce, enfin, certains morceaux existants plus ou moins bien sur scène depuis quelques temps prennent une nouvelle forme en studio. Les Floyd jouissent des Studios d’Abbey Road et de la sonothèque comme bon leur semblent, ce qui leur donne le temps nécessaire à l’élaboration d’un disque pensé dans sa moindre minute. C’est d’ailleurs peut-être ce qui va agacer beaucoup d’auditeurs. Une musique chronométrée, maîtrisée, et (trop&amp;nbsp;?) réfléchie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Le groupe part donc en tournée avec ce nouveau matériel, et organise une tournée mondiale avec un light-show à leur démesure. La logistique prend des proportions gigantesques, et devant cet armada de camions, de consoles (ils disposent alors de l’une des premières consoles 28 pistes et de l’Azimuth Coordinator Quadriphonique), d’instruments et de personnel, Rick Wright se pose un instant en se disant que tout ce qu’il fait dans cette foutue organisation, c’est jouer de l’orgue. Certains titres sont encore à l’état d’ébauche, comme «&amp;nbsp;On the run&amp;nbsp;», qui est alors une improvisation jazz, ou «&amp;nbsp;Great gig in the sky&amp;nbsp;» appelé «&amp;nbsp;The mortality sequence&amp;nbsp;» qui est un instrumental où des passages de la bible sont lus. «&amp;nbsp;Brain damage&amp;nbsp;» est une chute de l’époque Meddle&amp;nbsp;». Le succès grandit alors peu à peu et les salles sont de plus en plus grandes, malgré de nombreux problèmes techniques liés au gigantisme de cette entreprise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;L’épisode «&amp;nbsp;Obscured By Clouds&amp;nbsp;» arrive au beau milieu de cette intense passe créative, comme une bouffée d’air frais entre deux enregistrements. Car, l’enregistrement, justement, commence à peser et devant la complexité des morceaux et de leur réalisation, le groupe fait appel à Alan Parsons, ingénieur du son chez EMI, et qui avait déjà travaillé avec eux sur «&amp;nbsp;Atom Heart Mother&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;237&quot; src=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/a/a0/The_Making_of_The_Dark_Side_of_the_Moon.jpg&quot; alt=&quot;The_Making_of_The_Dark_Side_of_the_Moon.jpg&quot; height=&quot;333&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;L’arrivée de Parson va s’avérer des plus bénéfiques. Enthousiaste et jamais à court d’idées, il va apporter des améliorations et des suggestions à l’ensemble qui vont briller par leur originalité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;L’album a pour titre «&amp;nbsp;The lunatic&amp;nbsp;», dans un premier temps, extrait de la dernière chanson de l’album, puis ensuite, ce sera «&amp;nbsp;Dark Side of The Moon&amp;nbsp;», tiré de la même chanson. Le groupe «&amp;nbsp;Medicine Heads&amp;nbsp;» avait également appelé son album de l’époque comme çà, ce qui posa problème, mais leur album n’ayant eu aucun succès, les Floyd purent donc disposer du titre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Le groupe travaille alors sur chaque titre, l’un après l’autre, ne s’arrêtant que lorsque la chanson paraît totalement terminée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Speak To Me&amp;nbsp;» est conçu comme une introduction, une mise en bouche. Nick Mason créé alors une sorte de mix de tout ce qui va suivre, mélengeant extraits de chansons et de bruitages. L’intro est une reproduction d’un battement cardiaque, ce qui clôturera également l’album. A l’origine, le groupe avait utilisé un véritable battement de cœur, mais celui-ci étant trop sec, trop rapide, et jugé oppressant, le groupe préféra en créer un de toutes pièces. Une grosse caisse capitonnée, et une mailloche furent utilisées pour reproduire, de façon très réaliste, le battement d’un cœur (un peu lent, 72 battements minute…). Une note de piano fut maintenue durant une minute, puis passée à l’envers afin de donner cette sensation de lente montée qui servait de transition à «&amp;nbsp;Breathe&amp;nbsp;». Ce titre, à l’origine formait un seul bloc, mais il sera finalement scindé en deux, comme un rappel à la fin du morceau suivant. Ce que l’on note rarement dans ce disque, c’est le silence qu’il y a parfois entre les notes, et la lenteur d’exécution, qui donnent cette sensation de douce mélopée. Gilmour mêle sur ce titre des arpèges joués avec un léger chorus sur la guitare, des notes sur Steel Guitar, instrument habituellement utilisé dans la country, et accords en apesanteur. Sa voix est doublée, avec un léger effet qui la ralentit pour ajouter de la profondeur. D’ailleurs, le procédé est repris sur l’ensemble du disque. Il y a en effet de nombreux instruments qui sont doublés, et qui ne jouent pas systématiquement la même chose. La basse de Waters, par exemple, joue deux partitions sur certains titres. L’orgue de Wright, omniprésent sur ce disque, offre une nappe voluptueuse à l’ensemble, et affirme le rôle du musicien qui ne jouera et ne composera jamais aussi bien que sur ce disque. Les accords de transition qui servent de pont au morceau sont tirés d’un morceau de l’album de «&amp;nbsp;Kind Of Blue&amp;nbsp;» de Miles Davis, rappelant ainsi que l’organiste du groupe est avant tout issu du jazz. D’une manière générale, il est évident que les musiciens sont alors en osmose totale, et œuvrent ensemble pour une cause commune. «&amp;nbsp;On the Run&amp;nbsp;» est sans aucun doute le titre le plus retravaillé en studio. Sur scène, le groupe jouait une sorte d’interlude jazzy durant parfois 6 à 7 minutes appelé alors «&amp;nbsp;The Travel Section&amp;nbsp;», et pas forcément époustouflant. Il ne reste plus grand-chose de ce passage, car le groupe utilise cet espace pour expérimenter de nouveaux «&amp;nbsp;instruments&amp;nbsp;». Le «&amp;nbsp;Synth EA&amp;nbsp;» est considéré comme étant le premier séquenceur, allié à une batterie d’oscillateurs et sur lequel Waters et Gilmour vont jouer des heures durant, expérimentant toutes les possibilités de leur nouveau jouet. Huit notes sont jouées pour être ensuite accélérées, et filtrées. Le groupe ajoute alors une série de bruits comme des pas, un cœur qui bat, et reproduisent des sons de voiture grâce au synthétiseur VCS. Ce qui ressemble au passage d’un train est un fait plusieurs cordes de guitares sur lesquelles Gilmour glisse un pied de micro, puis la bande est passée à l’envers. La tension monte sans cesse sur ce morceau relativement expérimental pour l’époque, et sur une musique dédiée au grand public. Une explosion survient alors, annonçant la suite. C’est Alan Parsons qui eut l’idée d’amener une démo d’enregistrement quadriphonique faite deux mois auparavant dans une horlogerie. Le rotatum qui lance la cadence laisse l’espace nécessaire à Mason pour distiller une sorte de solo sur des peaux tendues alors que Wright glisse quelques notes de clavier. Ce qui surprend le plus dans l’intro de ce titre, c’est la lenteur, et le silence. En effet, à chaque seconde, l’auditeur se demande quand le morceau va vraiment débuter. D’ailleurs, alors que l’ensemble de l’album est très chargé, notamment en bruitage, on peut tout de même remarquer qu’une grande place est faite à l’espace et au silence, notamment au cours de ce morceau et de «&amp;nbsp;Us and Them&amp;nbsp;» qui intervient plus tard. Le morceau démarre vraiment enfin, sur un mélange des voix de Wright et Gilmour qui se marient, comme toujours, à merveille. Les chœurs féminins, qui ajoutent une touche soul au morceau, sont eux aussi doublés puis ralentis, donnant toujours cette profondeur de champ qui retranscrit encore ce besoin d’espace, mais cette fois, non plus en termes de temps, mais en termes d’espace physique. Rappelons que les Floyd sortent d’une école d’architecture et leur travail en est toujours plus ou moins teinté. Le solo de Gilmour, qui a vu le jour en live, est lui aussi doublé, mais cette fois à deux reprises, sans copie. Il joue donc la même chose à plusieurs reprises, essayant à chaque fois de coller au mieux à la prise précédente. Le thème du morceau est venu d’une prise de conscience de Waters qui a été élevé par sa mère dans l’idée que l’enfance et l’adolescence sont fait uniquement pour te préparer à la vie d’adulte qui est le véritable point de départ. «&amp;nbsp;Time&amp;nbsp;», qui parle du fait que la vie s’écoule toujours, et qu’elle commence le jour de la naissance, s’enchaîne ensuite sur une reprise de «&amp;nbsp;Breathe&amp;nbsp;», pour mieux amener «&amp;nbsp;The great gig in the sky&amp;nbsp;». Ce titre qui devait être un instrumental a été entièrement composé par Wright. Un beau morceau de piano, à peine rehaussé par une partie de Steel Guitar. C’est Parsons qui a l’idée de faire appel à Clare Torry pour effectuer une performance vocale assez époustouflante. Elle entra en studio sans savoir quoi faire, Gilmour et Wright lui demandèrent alors de penser à la mort et à l’horreur. Elle improvisa donc un solo, et ressortit de la cabine dépitée et gênée pensant avoir fait quelque chose de très mauvais, mais les membres du groupe étaient ravis. Pour l’anecdote, en 2004, Clare Torry fit un procès au groupe, et fût finalement considérée comme co-auteur du morceau, et donc rémunérée comme il se doit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Le morceau le plus célèbre de l’album, et sans doute du groupe, est aussi celui qui fait le plus débat. «&amp;nbsp;Money&amp;nbsp;», tube en devenir, va sortir en 45 tours et va aider à toucher un public bien plus large. Ce morceau sera considéré par les fans les plus obtus comme trop commercial, ce qui provoquera l’abandon définitif de certains d’entre eux. A l’époque, l’album se vend bien, mais ne cartonne pas, notamment au Etats-Unis où le groupe fait pourtant salle comble. La maison de disques américaine n’assure pas une promotion à la hauteur de l’évènement. Bhaskar Menon, fraîchement nommé directeur de Capitol Records, maison de disques américaine du groupe entend dire que Les Floyd souhaite changer de Maison de disques pour manque de promotion. Il parvient à les persuader de lui laisser le disque, et lance une campagne de promotion totalement exceptionnelle pour une telle structure. Bingo&amp;nbsp;! Les ventes commencent à exploser, mais Bhaskar Menon explique au groupe que pour passer à la vitesse supérieure, il faut un 45 tours. Ce sera «&amp;nbsp;Money&amp;nbsp;» dont le thème parle de lui-même. Et pourtant, ce morceau n’a rien d’un standard. Basé sur un riff blues en 7 temps, il change de mesure en son milieu, en repassant en 4 temps, plus habituel dans le monde du rock pour le solo de Gilmour, et repartir à nouveau sur une mesure en 7 temps. L’intro de la caisse enregistreuse fût un véritable casse tête. Ce qui, aujourd’hui serait fait en quelques clics sur ordinateur, demandait des heures de boulot. Il s’agit là d’une des premières fois où un groupe enregistre de la musique sur une séquence mise en boucle, et en rythme de surcroît. Waters va donc fabriquer, au sens propre, une bande, faite de 7 petits bouts de bande avec des sons de pièces jetées dans un plat en métal ou des feuilles déchirées près d’un micro, reproduisant ainsi la caisse enregistreuse. Collée bout à bout, la bande est tendue à travers le studio, tenue par le magnétophone d’un côté, et Alan Parsons de l’autre, le groupe jouant par-dessus en synchronisation. L’élément qui perturbera le plus les fans, c’est le saxo de Dick Parry, saxophoniste jazz que Gilmour connaît depuis l’adolescence. En effet, déjà à l’époque, il sonnait un brin kitsch, et plus encore aujourd’hui. C’est probablement le morceau que j’aime le moins sur l’album, peut-être trop souvent entendu, mais la présence du saxophone a tendance à me hérisser le poil. Toujours est-il que le 45 tours va cartonner, et à partir de ce moment, le disque ne va plus cesser de se vendre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Us and them&amp;nbsp;», issu des sessions de Zabriskie point, parle de l’incapacité de la race humaine à être humaine et à vivre ensemble. C’est un titre, à nouveau de Wright, qui, lui aussi laisse beaucoup d’espace, et permet de souffler un peu après l’épisode de «&amp;nbsp;Money&amp;nbsp;». Pourtant, la présence une nouvelle fois du Saxophone peut déranger. Les voix de Gilmour et Wright se marient à nouveau à la perfection quant à Mason, il fait preuve d’une sobriété qui donne une légèreté à ce titre tout de même très beau. «&amp;nbsp;Any Colour You Like&amp;nbsp;» sert d’intermède. Malgré une rythmique qui groove un peu, le titre apparaît anecdotique, presque transparent, tant les autres sont marquants. Rapidement envahi par les synthétiseurs truffés d’écho, le titre s’offre un break de Gilmour qui se lance dans un solo étrange et tordu, joué en multipistes, donnant l’impression d’une certaine nervosité dans un morceau qui se veut transition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Il est alors temps de conclure. «&amp;nbsp;Brain Damage&amp;nbsp;» s’enchaîne tout de suite, comme un point de rupture, cassant le rythme et la ligne mélodique. Le titre parle de cette idée que l’on laisse pousser du gazon dans des endroits pour mieux en interdire l’accès. Aussi, l’envie de marcher dessus est-elle une folie&amp;nbsp;? Pourtant, «&amp;nbsp;The Lunatic&amp;nbsp;» semble faire directement référence à Syd Barrett. Après tout, un album sur la folie pouvait-il se passer sans évoquer le premier leader du groupe. La chose n’échappera pas à Syd Barrett qui assistera, médusé, à un concert du Floyd et s’apercevant que son ancien compagnon parle ouvertement de lui. Enfin, «&amp;nbsp;Eclipse&amp;nbsp;» morceau final, lui aussi énormément modifié par rapport à la version donnée en concert, clôt l’album en reprenant l’ensemble des thèmes à son compte, et en exposant tous les paradoxes qui peuvent rendre fous. Les chœurs soul refont surface pour un final explosif où l’on peu entendre des bribes de conversations glanées par Rick Wright et que l’on retrouve tout au long de l’album. L’idée de départ était de présenter des cartes avec des questions du genre «&amp;nbsp;Quand avez-vous été violent pour la dernière fois&amp;nbsp;?&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Avez-vous eu raison&amp;nbsp;?&amp;nbsp;». Rick Wright interrogea des roadies, le gardien des Studios, des techniciens, mais également Paul et Linda Mc Cartney et le guitariste des Wings qui enregistraient à côté. Finalement, les voix de Paul et Linda ne seront pas gardées. Le disque se termine comme il avait commencé, sur les battements de cœur. Je vous fais grâce du travail de production qui suivit l’enregistrement, les consoles n’étant pas, à l’époque, automatisées, il fallait être une dizaine derrière les mélangeurs lors de l’enregistrement de la bande mère, au risque de tout recommencer si l’un des mélangeurs n’était pas bougé au bon moment… Quand à la pochette, elle fut choisie d’une seule voix par les membres du groupe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Le groupe va vendre son disque par camions. Pourquoi&amp;nbsp;? Comme toujours, c’est la grande inconnue. Pourquoi celui-ci, à ce moment&amp;nbsp;? En 2009, il apparaît comme étant un peu daté. Personne ne compose plus de cette manière, en enchaînant ainsi les titres, et concevant un disque comme une idée globale. Les solos de guitare sont passés de mode, et les longues intro aussi. Il faut que tout soit bâclé en 4 minutes maxi, formaté et bien rempli. Pourtant, ce disque a tout de même bien résisté à l’épreuve du temps, notamment grâce à une production impeccable. Mais la production de ce disque l’a également aidé à le «&amp;nbsp;ringardiser&amp;nbsp;». A une époque, on ne pouvait plus acheter une chaîne hi-fi chez Darty sans que l’on vous passe «&amp;nbsp;Dark Side of The Moon&amp;nbsp;» pour la démontration, sortant ainsi le disque d’un contexte global nécessaire à l’écoute. Qu’on le veuille ou non, ce disque a marqué l’histoire du rock. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Pour certains, d’une très belle manière, pour d’autres, de la pire qui soit. Personnellement, ce disque a marqué mon enfance, ma façon d’écouter et d’aborder la musque. Ce fût le premier album que j’ai acheté, vers 5 ans. Bref, s’il n’est pas mon album préféré, et de loin, il reste à mes yeux un album très important pour le groupe et pour le monde de la musique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;On ne compte plus les différentes éditions, LP couleur, CD, SACD, Picture disc et tout autre format. On peut donc noter l’édition CD remasterisée pour les 30 ans de l’album. Il existe aussi une version démo de l’album, trouvable sur le net, ainsi qu’une version Live de très bonne qualité, et également une version qui propose un mix différent, refusé à l’époque. Tout cela fera l’objet d’une future note.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://4.bp.blogspot.com/_Zr14VgWFT6U/SfUAvGDMkWI/AAAAAAAAAlw/i_ssre_eSW4/s400/Pink+Floyd+-+1973+-+Dark+Side+Of+The+Moon.jpg&quot; alt=&quot;Pink+Floyd+-+1973+-+Dark+Side+Of+The+Moon.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xsxu3_pink-floyd-us-and-them_creation&amp;amp;related=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;319&quot; height=&quot;251&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xsxu3_pink-floyd-us-and-them_creation&amp;amp;related=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xsxu3_pink-floyd-us-and-them_creation&quot;&gt;Pink Floyd Us And Them&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/DrEuthanasia&quot;&gt;DrEuthanasia&lt;/a&gt;. - &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/fr/channel/creation&quot;&gt;Découvrez plus de vidéos créatives.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; 
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<title>OBSCURED BY CLOUDS (1972)</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Embryo)</author>
<category>Les albums des Pink Floyd</category>
<pubDate>Mon, 29 Jun 2009 11:30:22 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;L’année 1972 est chargée pour le Floyd. A peine sorti d’une tournée, et sur le point d’y retourner, le groupe entre en studio pour enregistrer le prochain album. Pour l’heure, le groupe jouit d’une petite notoriété mais qui ne dépasse pas vraiment le cadre des initiés. Pourtant, sans le savoir, le groupe s’apprête à mettre les pieds dans l’histoire du rock. Travail d’arrache pieds sur ce nouveau projet qui s’avère plus long que prévu, les membres fatiguent un peu. Ils ont rôdé le nouveau matériel sur scène, mais ne s’avère pas vraiment présentable en l’état, ce qui les oblige à repenser la majeur partie des titres. Au beau milieu de cette activité débordante (dans la foulée, il y a le projet Live At Pompéï…) Schroeder les contacte à nouveau pour son nouveau film. Fort de son expérience passée avec le groupe, il a décidé de faire appel à eux pour son nouveau film intitulé «&amp;nbsp;La Vallée&amp;nbsp;». Bien que le groupe ne dispose pas de beaucoup de temps, les membres décident de s’accorder deux semaines pour enregistrer la bande son du film (qui ne sera pas graver dans l’histoire de la pellicule…). Ils partent en France et reprenne la méthode qui gagne, à savoir, composer avec les images, chronométrant les séquences à illustrer, mais sans vraiment se soucier du thème du film. Cependant, le manque de temps va les obliger à négliger un peu la production, ce qui n’est pas vraiment dans leurs habitudes. En effet, aussitôt le disque enregistré, ils repartent en tournée, alternant avec le studio, sans se soucier plus que çà de la sortie du disque, et encore moins de celle du film. Le bien nommé «&amp;nbsp;Obscured by clouds&amp;nbsp;» qui ouvre l’album est un des rares titres de l’album à sonner réellement comme du Floyd de l’époque. L’intro, joué par Mason qui bidouille là l’une des premières boîtes à rythmes (très primaire puisqu’il n’y a que quelques sons à sa disposition) donne le tempo languissant sur les nappes de synthé de Right et un gimmick de Gilmour. Le titre s’enchaîne sur le même tempo et la même trame avec «&amp;nbsp;When you’re in&amp;nbsp;» qui poursuit donc le titre d’ouverture, ajoutant un thème qui tourne en boucle, sans évolution, ni ajout. Le riff est accrocheur, mais pourtant, contrairement à leur habitude, en quelques secondes, tout est dit. Le Floyd est pourtant habitué à développer ses thèmes, à les épaissir, mais ici, une fois les bases posées, on s’arrête là. Bien entendu, lors de l’écoute de ce disque, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une musique de film, et que les thèmes récurrents dans ce genre d’exercice sont monnaie courante&amp;nbsp;! «&amp;nbsp;Burning Bridges&amp;nbsp;» vient ensuite casser le rythme imposé par les deux premiers titres en proposant une sorte de ballade qui donne un peu dans la molesse. Un duo Gilmour / Wright, pour une chanson sans grande inspiration, relativement transparente, qui s’écoute mais ne se retient pas vraiment. Les solos de Gilmour sont brefs et pas forcément pertinents. Malgré tout, le mélange des deux voix fonctionne assez bien et la brièveté du titre s’efforce de rendre l’ensemble agréable. &lt;img width=&quot;245&quot; src=&quot;http://3.bp.blogspot.com/_PZp2HNqzVhU/SdyxUCyUMpI/AAAAAAAAB0M/Gd6KrxGTSwc/s400/1972+-+Obscured+By+Clouds.jpg&quot; alt=&quot;1972+-+Obscured+By+Clouds.jpg&quot; height=&quot;234&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Sur ce disque, c’est sans conteste Gilmour qui est à l’honneur. Chantant la plupart des titres, il a aussi une place non négligeable au sein de l’équipe des compositeurs. «&amp;nbsp;The gold it’s in the…&amp;nbsp;» démarre sur un riff rock qui n’est pas sans rappeler l’ambiance de la première face de «&amp;nbsp;Meddle&amp;nbsp;» ou certains titres de «&amp;nbsp;More&amp;nbsp;». Malheureusement, le morceau est loin d’être formidable et peine à convaincre. Il donne à penser que l’exercice est un passage obligé, sans grande inspiration et s’avère être l’un des plus faibles de l’album. Gilmour encore, mais cette fois en grande forme compose la plus belle chanson du disque, le fragile «&amp;nbsp;Wot’s …Uh the deal&amp;nbsp;». Une ballade acoustique, soutenue par des interventions discrètes mais efficaces de Richard Wright tout en piano décontractée suivies de très près par un solo de Gilmour joué au Bottleneck. S’il y a bien un titre qui semble flotter sur les nuages qui obscurcissent cette vallée, c’est bien ce morceau qui a, contrairement à l’ensemble, plutôt bien supporté l’épreuve du temps. Malheureusement, l’euphorie retombe rapidement avec «&amp;nbsp;Mudmen&amp;nbsp;», un instrumental qui ressemble étrangement à «&amp;nbsp;Burning Bridges&amp;nbsp;», reprenant la rythmique, mais aussi une certaine trame mélodique. Le titre, moins énergique encore que son jumeau ennuie, malgré les interventions de Gilmour et traîne en longueur sans jamais accrocher réellement. Une fois de plus, c’est Gilmour qui semble être au centre du projet. En effet, la seconde face du disque démarre par «&amp;nbsp;Childhood’s End&amp;nbsp;», composé par lui seul, avec son intro au VCS 3, synthétiseur haut de gamme de l’époque, dont je reparlerai très prochainement, et c’est un des meilleurs titres du disque que nous offre Gilmour. Sorte de blues détendu, sur un rythme qui groove presque, Gilmour n’en fait pas trop dans le solo et prouve aussi que, lorsqu’il s’en donne les moyens, il est capable de composer un morceau efficace, à la mélodie accrocheuse. Un mid tempo de bon aloi, après la mollesse de la première face. D’ailleurs, cette seconde face va s’avérer bien meilleure que la première. Pour ceux qui l’avaient oublié, Roger Waters fait également parti du groupe. Très discret lors de la première face où même sa basse est transparente, il compose «&amp;nbsp;Free Four&amp;nbsp;», sorte de blues improbable qui accélère sur le pont, accompagné par un solo mordant de Gilmour, court mais très efficace. La chanson évoque la jeunesse de Waters, ce qui prouve une fois de plus que le thème du film est plutôt laissé à l’abandon. C’est Wright qui s’avère le moins intéressant dans la composition sur ce disque. «&amp;nbsp;Stay&amp;nbsp;», titre composé avec Waters au texte se fait discret, à son image, mais peu inspiré. Pas moyen d’accrocher à cette mélodie rachitique qui semble pressée d’en terminer, quant au refrain, il est tout simplement faible. Le groupe semble peu concerné par ce titre. «&amp;nbsp;Absolutely Curtains&amp;nbsp;» vient clore le disque. Probablement l’un des plus intéressants, il ramène directement à l’époque de «&amp;nbsp;Saucerful…&amp;nbsp;» avec une intro tout en cymbales et grandes orgues. Pas de mélodie, ni de thème, il s’agit d’une longue improvisation faite de claviers et de percussions. En toute logique, les chœurs de Papous de Nouvelle-Guinée viennent fermer le morceau (l’action du film se déroule en Nouvelle-Guinée) et offre deux minutes délicates et finalement attendrissantes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;L’album pêche par une production étouffée qui ne rend pas justice aux bons morceaux et plombe définitivement les mauvais. A l’arrivée, un album en demi teinte, sans doute le moins bon des années 70, qui semble bâclé, par manque d’investissement, et probablement de temps. Un album que j’aime bien tout de même pour ses quelques qualités mais que j’écoute tout de même rarement. A sa sortie, il reçut un succès estimable et Schoeder, visiblement satisfait du résultat, ajouta Obsured By clouds entre parenthèses au titre de son film.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Il n’y aura pas d’édition particulière, si ce n’est deux pochettes différentes, l’une étant affublée d’un sticker précisant le nom du groupe et le titre du disque. &lt;img width=&quot;175&quot; src=&quot;http://floydarchive.com/pics/obscured.jpg&quot; alt=&quot;obscured.jpg&quot; height=&quot;172&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&amp;nbsp;Les titres de l’album seront rarement joués en Live, et pendant peu de temps. David Gilmour ressuscitera «&amp;nbsp;Wot’s …Uh the deal&amp;nbsp;» lors de sa tournée en 2006 dans une belle version que je vous propose d’écouter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xdp4e_wots-uh-the-deal512&quot;&gt;Wot's Uh The Deal-512&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/fabienbrun&quot;&gt;fabienbrun&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xdp4e_wots-uh-the-deal512&amp;amp;related=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; height=&quot;199&quot; width=&quot;252&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xdp4e_wots-uh-the-deal512&amp;amp;related=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>MEDDLE (1971)</title>
<link>http://embryo.hautetfort.com/archive/2009/05/23/meddle-1971.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Embryo)</author>
<category>Les albums des Pink Floyd</category>
<pubDate>Sat, 23 May 2009 23:02:52 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;La notoriété du groupe, en ce début des années 70 allait en grandissant. Chaque album les faisait franchir un nouveau palier. Preuve en est, Kubrick les contacte à nouveau, cette fois, pour obtenir les droits d'&amp;nbsp;»Atom Heart Mother&amp;nbsp;» pour son film «&amp;nbsp;Orange Mécanique&amp;nbsp;». Seul problème, il veut en faire ce qu'il veut, sans l'avis des membres. Ils refuseront. Après une longue tournée, suite à la sortie d'&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Atom Heart Mother&amp;nbsp;», le groupe entra tout de suite en studio, sans le moindre matériel sonore. Autre preuve d'une notoriété grandissante, ils furent autorisés à changer de Studios. Les membres avaient dans l'idée de créer de façon totalement différente. Dans un premier temps, ils pensèrent jouer de la musique sans le moindre instrument. Ils conçurent alors un tas d'instruments bricolés, avec des élastiques, des briquets et tout ce qu'ils pouvaient trouver. &lt;img src=&quot;http://rockpassion.vn/music/uploads/imgalbums/meddle.jpg&quot; alt=&quot;meddle.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; width=&quot;241&quot; height=&quot;236&quot; /&gt;Après des semaines de travail dans ce sens, ils parvinrent à produire quelques bribes de musique qui tenaient la route, mais l'investissement en énergie et en temps leur paraissait gigantesque par rapport au résultat. Ils abandonnèrent donc le projet, pour suivre une piste tout aussi farfelue.Ils jouèrent sur des pistes séparées, sans tenir compte de ce que les autres produisaient, en convenant simplement d'un accord de base, sans non plus se soucier du tempo. «&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Nothings&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Sons of Nothings&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;Return of The Son of Nothings&amp;nbsp;» furent les différents titres de travail. Enfin, une note de piano amplifiée sur un système dédié à l'orgue Hammond, ressemblant étrangement à un sonar devint le point de départ de la nouvelle composition. Une fois de plus, c'est un titre fleuve qui va véritablement réveiller la créativité du groupe. David Gilmour trouvera une phrase de guitare mélancolique, et par un effet boule de neige, le titre se prolongera sur plus de vingt minutes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;D'un point de vue purement technique, ce disque est à ce moment, le plus abouti. Enregistré avec un nouveau système très à la mode à l'époque, la quadriphonie, il possède une profondeur de champs bien plus considèrable que les précédents. Le groupe commence à doubler les pistes de certains instruments pour accroître ce sentiment d'envahissement du son. En effet, le titre «&amp;nbsp;Echoes&amp;nbsp;», par exemple, écouté à un certain volume, vibre de tous ses membres, et parvient à faire trembler la terre de la pièce où il est diffusé. A cette période, l'entente au sein du groupe est plutôt bonne, et chaque membre apporte sa pierre angulaire à la composition centrale. Gilmour et Waters, se chargeant de composer l'autre face du disque. «&amp;nbsp;Meddle&amp;nbsp;», sorte de jeu de mot typiquement anglais qui signifie vaguement «&amp;nbsp;De quoi se mêle-t-on?&amp;nbsp;», sort donc avec un pochette toujours aussi enigmatique. Une oreille en gros plan, plongée dans l'eau orne la pochette, sans que le nom du groupe y soit associé (du moins, pour la sortie européenne...). C'est un album plus «&amp;nbsp;rock&amp;nbsp;» par rapport au précédent, et l'on ressent tout le long une cohésion au sein du groupe qui ne tardera pas à s'évaporer. Pour l'heure, le groupe tourne avec cette nouvelle composition qu'il travaille sans cesse pour la faire entrer dans un cadre plus «&amp;nbsp;discographique&amp;nbsp;». Les 25 minutes réglementaires par face pouvant être difficilement dépassées, ils récupèrent certaines idées des travaux de «&amp;nbsp;Son of Nothings &amp;amp; co&amp;nbsp;» pour effectuer un fondu enchaîné surprenant qu'ils parviennent finalement à jouer comme un morceau à part entière. «&amp;nbsp;Echoes&amp;nbsp;» est né. Sans doute l'une des plus éblouissantes composition de l'ère Waters, le morceau est particulièrement épique. Pour autant, la face A, qui possède ses qualités, peine à convaincre sur la longueur, ce qui sera sans doute le problème majeur de ce disque pourtant très bon dans son ensemble. Il apparaît comme étant celui qui a le mieux vieilli de la période pré Dark Side, notamment grâce à une production véritablement sans faille. Il possède également une mélancolie et une sorte de douceur joviale qui en font un des moins tristes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;C'est donc «&amp;nbsp;One of These Days (I'm going tu cut you in littles pieces)&amp;nbsp;» qui ouvre cet album, sur deux basses ronflantes jouées à l'unisson par Waters et Gilmour et raccordées à une chambre d'écho Binson, réputée pour ses différentes qualités techniques. En effet, il était possible d'impulser la cadence de répétition de l'écho, fait rarissime à l'époque. Une fois les bases lancées, le morceau dérape sur des basses saccadées, &lt;img src=&quot;http://www.musicnostop.com/stop-xp/album/pinkfloyd-album-meddle.jpg&quot; alt=&quot;pinkfloyd-album-meddle.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; width=&quot;259&quot; height=&quot;259&quot; /&gt;Nick Mason se fend alors de la seule phrase qu'il prononcera lors de sa carrière au sein du groupe et qui reprend le titre du morceau. La voix fut enregistrée sur un registre très aigües puis ralentie pour la rendre plus grave. Le morceau explose alors sur une cadence très rock, avec un solo de guitare explosif joué au bottleneck. Un titre très réussi qui ouvre parfaitement ce grand disque. L'acoustique «&amp;nbsp;A pillow of Wind&amp;nbsp;» procure un apaisement bien mérité, mais qui semble un peu faible. Même si ce titre est relativement attachant, il prouve encore qu'à l'époque, le Floyd maîtrise tout de même plus le formart épique, les grands espaces ou les espaces inctrumentaux que les formats pop et folk. Le titre est tiré d'une figure du Mah-Jong, jeu chinois auquel les membres du groupe jouait souvent au moment de l'enregistrement. «&amp;nbsp;Fearless&amp;nbsp;», ballade typiquement Gilmourienne navigue entre deux eaux, alternant les passages calmes et les passages plus enlevés. Le titre vient d'une expression utilisée dans le foot qui peut signifier «&amp;nbsp;Génial&amp;nbsp;». Elle se termine sur «&amp;nbsp;Never Walk Alone&amp;nbsp;» chant de supporter de Liverpool, ce qui est relativement étrange, puisque Waters supportait Arsenal. Sans être particulièrement fascinante, elle s'avère très agréable à écouter.&amp;nbsp;»Saint-Tropez&amp;nbsp;» prend la suite, sur un ton légèrement bluesy. Inspirée de leur séjour dans le sud de la France, cette chanson de Waters est anecdotique au regard de ce qui nous attend derrière. Une ballade assez vive et ensoleillée mais qui n'apporte rien au disque.&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Seamus&amp;nbsp;» arrive en fin de disque, comme une note d'humour telle que le Floyd savait si bien le faire. Un jour, Gilmour déboule dans le Studio avec le chien de Steve Marriott, membre des Smal Faces, nommé Seamus. Celui-ci hurle à la mort dès qu'il entend de la musique. Ni une ni deux, le groupe improvise un blues de douze mesures, et enregistre le chien hurlant autant qu'il peut. L'affaire est dans le sac. La face B contient donc l'immense «&amp;nbsp;Echoes&amp;nbsp;». Débutant sur un sonar, Gilmour apparaît peu à peu sur une mélodie particulièrement mélancolique. Wright et Gilmour chante à l'unisson, découvrant à l'occasion que leurs voix se marient particulièrement bien. Un rytme presque Funky tranche ensuite la mélodie, et Gilmour place un solo très rock. C'est lors de ce disque que David Gilmour va trouver une place prépondérante au sein du groupe et ses solos vont devenir de plus en plus étoffés et pertinents et ce, jusqu'à la fin du groupe. Ensuite, le groupe se plonge peu à peu (et pour la dernière fois) dans l'univers psychédélique. Waters frotte ses cordes de basse noyés sous l'écho pendant que Gilmour fait hurler sa guitare avec des sons très aigües grâce à un effet trouvé par accident. &lt;img src=&quot;http://www.vinylrecords.ch/P/PI/Pink_Floyd/Meddle_Ch/meddle-switzerland-81.jpg&quot; alt=&quot;meddle-switzerland-81.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; width=&quot;267&quot; height=&quot;231&quot; /&gt;En effet, Gilmour brancha sa pédale à l'envers, produisant ainsi un son qui vous vrille les tympans au milieu du morceau sous des cris lugubres de corbeaux funestes! Puis, l'orgue de Wright prend lentement, très lentement le relais avant que le titre n'explose sous un déluge de guitare fuzz, de basse énorme et de batterie fracassante. Enfin, le thème central du titre reprend sa place pour se terminer dans une sorte de fondu enchaîné rappelant le milieu du titre et vous amenant vers la porte de sortie...ou plutôt, vers le monde du silence. Cet album connaître un certain succès, et reste aujourd'hui considéré comme un des sommets du groupe, à juste titre. Si l'enregistrement dura relativement longtemps, c'est avant tout pour deux raisons. D'une part, le groupe repart en tournée, où d'ailleurs, il rode quelques nouveaux titres. Ensuite, le groupe travaille aussi sur un projet de compilation, «&amp;nbsp;Relics&amp;nbsp;», que nous évoquerons plus tard, sorte de récréation qui amène une bouffée d'air, malgré une ambiance très détendue pendant l'enregistrement de l'album.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;Il existe différentes pochettes du disque, qui reprennent le thème principale, avec des tons de couleur différents. Certaines voient apparaître le nom du groupe et le titre du disque. Tout comme «&amp;nbsp;Atom Heart Mother&amp;nbsp;», le disque connaîtra différents pressages couleur, phénomène très à la mode à la fin des années 60 et au début des 70. Un album qui vous invite à rêver, à vous laisser bercer, à fermer les yeux pour mieux ouvrir les oreilles. Un disque que j'aime. Beaucoup.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.popsike.com/pix/20090107/120360076031.jpg&quot; alt=&quot;120360076031.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; width=&quot;311&quot; height=&quot;235&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object height=&quot;279&quot; width=&quot;352&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x27085_pink-floyd-live-at-pompeii-echoes-p_music&amp;amp;related=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x27085_pink-floyd-live-at-pompeii-echoes-p_music&amp;amp;related=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x27085_pink-floyd-live-at-pompeii-echoes-p_music&quot;&gt;Pink floyd live at Pompeii Echoes part 1&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/fragueur71&quot;&gt;fragueur71&lt;/a&gt;. - &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/channel/music&quot;&gt;Regardez d'autres vidéos de musique.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object height=&quot;271&quot; width=&quot;342&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x271kr_pink-floyd-live-at-pompeii-echoes-p_music&amp;amp;related=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x271kr_pink-floyd-live-at-pompeii-echoes-p_music&amp;amp;related=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x271kr_pink-floyd-live-at-pompeii-echoes-p_music&quot;&gt;Pink floyd live at Pompeii Echoes part 2&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/fragueur71&quot;&gt;fragueur71&lt;/a&gt;. - &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/channel/music&quot;&gt;Regardez d'autres vidéos de musique.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object height=&quot;246&quot; width=&quot;340&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xblrc_pink-floyd-one-of-these-days_music&amp;amp;related=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xblrc_pink-floyd-one-of-these-days_music&amp;amp;related=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xblrc_pink-floyd-one-of-these-days_music&quot;&gt;Pink Floyd - One Of These Days&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/manon42&quot;&gt;manon42&lt;/a&gt;. - &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/channel/music&quot;&gt;Regardez d'autres vidéos de musique.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; 
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<title>ATOM HEART MOTHER (1970)</title>
<link>http://embryo.hautetfort.com/archive/2009/05/19/atom-heart-mother-1970.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Embryo)</author>
<category>Les albums des Pink Floyd</category>
<pubDate>Tue, 19 May 2009 14:12:00 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Mais que pouvait bien avoir en tête Lulubelle III lorsqu’elle a vu un olibrius venir la déranger entre deux bouses et trois mastications pour la prendre en photo&amp;nbsp;? Pis encore, qu’a-t-elle bien pu penser lorsqu’elle a vu sa trogne trôner en tête de gondole des disquaires du coin&amp;nbsp;? L’histoire ne le dira jamais. L’histoire, voilà ce qui est important. L’histoire. Remettre les choses dans leur contexte. 38 ans après, comment peut-on percevoir «&amp;nbsp;Atom Heart Mother&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Nous y reviendrons plus tard, mais il faut tout de même se rendre compte qu’à l’époque, le groupe, comme beaucoup d’autres d’ailleurs, cherchait. Tâtonnait parfois, mais cherchait. Une autre façon de faire, de voir les choses. Dans le monde de la pop, le format est longtemps resté cantonné aux trois minutes encadrées du couplet / refrain. Les Floyd, et d’autres, ont contribué à faire exploser ce cadre mais si on se penche un peu sur leur discographie, les titres très longs des Floyd ne sont&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; pas si nombreux, contrairement à des groupes comme Yes qui en avaient fait une véritable marque de fabrique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;270&quot; src=&quot;http://www.rosenbushcafe.com/wp-content/uploads/2009/04/atom_heart_mother.jpg&quot; alt=&quot;atom_heart_mother.jpg&quot; height=&quot;269&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Les Floyd sont en tournée en permanence en ce début des années 70, avec une notoriété grandissante. Lorsqu’ils entrent en studio, ils n’ont que quelques bribes de musique qu’ils collent plus ou moins bout à bout. Fait de plusieurs séquences, ce morceau appelé jusque là «The Amazing Pudding» comprend notamment un duo basse batterie d’une dizaine de minutes. Bref, rien de bien défini. Par ailleurs, il faut savoir qu’à part Rick Wright qui a de petites notions, aucun des musiciens ne lit la musique. Malgré tout, ils ont dans l’idée de travailler avec un orchestre. Ils parviennent à mettre en forme un titre d’une vingtaine de minutes (l’histoire ne dit pas si la chose était préméditée ou s’il y a eu un effet «&amp;nbsp;boule de neige&amp;nbsp;») qui, à ce stade, ne comprend pas encore d’orchestre. A cette époque, Roger Waters travaille sur la Bande Originale d’un documentaire expérimental, «&amp;nbsp;The Body&amp;nbsp;», avec un certain Ron Geesin, spécialisé dans les travaux électroniques, mais également arrangeur et compositeur. Celui-ci a d’ailleurs travaillé avec le père de Nick Mason sur la bande son d’un documentaire consacré aux voitures de collection. Le groupe fait appel à lui pour l’épauler dans la conception de ce qui va devenir le morceau «&amp;nbsp;Atom Heart Mother&amp;nbsp;». Ce titre étrange fût trouvé lors d’une «&amp;nbsp;Peel Sessions&amp;nbsp;» où le célèbre John Peel, grand fan du groupe, feuilletait son canard. Le groupe, à la recherche d’un titre, cherche dans le journal et tombe par hasard sur le titre d’un article «&amp;nbsp;Atomic Heart Mother&amp;nbsp;», et décide donc d’appeler leur nouveau titre, et nouvel album «Atom Heart Mother&amp;nbsp;». Les différentes parties de ce titre en découleront avec plus ou moins bon goût. L’atmosphère au sein du groupe est relativement détendue, bien que des tensions ponctuelles apparaissent régulièrement. Il s’agit alors de petits pics parfois dignes d’une cour d’école qui n’ont pour le moment rien à voir avec les futures guerres de pouvoir. L’enregistrement du titre phare va s’avérer compliqué. En effet, à l’époque, les techniques n’étaient pas aussi développées que de nos jours. Waters et Mason durent enregistrer leurs parties en une seule prise, sans autre forme d’accompagnement, rendant la chose très compliquée. Gilmour, qui amena le thème principal de ce titre est lui, finalement peu présent sur ce morceau. Certes, il effectue de longs solos, mais n’est pas présent tout le long du titre contrairement aux trois autres. Le plus compliqué reste malgré tout à faire. En effet, il est tant d’enregistrer l’orchestre, et les musiciens vont se montrer particulièrement réticents, notamment sur le fait d’être dirigés par Geesin, qui n’a, à leurs yeux, aucune légitimité et qui a de plus écrit une musique finalement assez complexe et riche. Enfin, la puissance de feu de l’orchestre va poser de gros problèmes, les micros enregistrant un instrument ET son voisin, cela donnera à l’arrivée un effet plus ou moins appuyé de saturation irréversible, ce qui provoquera un manque évident de clarté. La présence du futur ingénieur du son, Alan Parson, aux manettes ne changera rien au problème. Seule la partie chorale se déroulera dans de bonnes conditions. Le titre apparaît aujourd’hui un peu pompeux, notamment dans les parties orchestrales et dans sa longueur. A la moitié du morceau apparaît une sorte de break psychédélique aux claviers concassés et à la sonorité atonale sombrant de plus en plus dans la cacophonie pour trouver son apogée lors du passage d’un supposé train. La musique repart alors sur le thème principal, et alterne les influences pop, jazz, voire funky. En termes de composition pure, le titre est une grande réussite même s’il aurait gagné en concision. La suite est plus anecdotique. Enfin, pas tant que cela. Le titre «&amp;nbsp;If&amp;nbsp;» est une ballade acoustique très douce qui rappelle le titre de Waters sur Ummagumma. S’il n’est pas transcendant, il possède tout de même une douceur assez séduisante qui contraste terriblement avec l’explosion de la première face. Le titre vous berce, avec sa guitare acoustique, soutenue par l’orgue et le piano, alors que Mason se fait très discret et que Gilmour saupoudre délicatement le tout de quelques notes de guitares sous un déluge de réverbération. «&amp;nbsp;Summer’ 68&amp;nbsp;», composition de Wright pêche un peu par sa mélodie trop propre sur elle, comme toujours. Le morceau débute sur un piano gentillet, et l’on se dit alors que tout cela est bien transparent. Puis le morceau prend une toute autre direction et explose littéralement, rappelant certains titres du second LP du groupe, puis les cuivres font leur entrée, avec des arrangements très mélodieux. Le titre tient alors la cadence et finit par emporter le morceau. «&amp;nbsp;Fat Old Sun&amp;nbsp;» est une ballade composée par Gilmour qui ne révèle pas vraiment son potentiel sur album. Débutant sur une guitare acoustique, il connaît des breaks d’une douceur exacerbée, à peine effleurés par l’orgue de Wright. Puis les solos de Gilmour se retrouvent inexplicablement étouffés par la production qui le noie littéralement sous les échos et autres effets de réverbération. Pourtant, en Live, ce titre souvent joué apparaît plus explosif, possédant un véritable potentiel mélodique et une vraie force. Récemment, Gilmour à sorti un double album live où il reprend ce titre en lui rendant un véritable hommage (proposé en extrait) avec un solo de guitare formidable, et plein de vie, ce qui semblait manquer à l’original.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;EN-GB&quot; style=&quot;mso-ansi-language: EN-GB;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;“Alan's Psychedelic Breakfast- Rise and Shine-Sunny Side Up-Morning” cloture l’album de manière très étrange.&lt;/span&gt; A l’époque, le groupe fait encore quelques shows basés sur l’art théâtral. Il arrive aux membres du groupe de clouer des planches sur scène par exemple et ils souhaitent reprendre cette idée sur disque. L’idée de départ, c’est de faire un titre autour d’un robinet qui fuit. Et puis l’idée faisant son chemin, on en vient à construire un morceau en trois parties autour d’un anglais préparant son petit déjeuner. Au premier morceau, on craque une allumette, au second, on fait bouillir de l’eau pour le thé, on plonge des céréales dans du lait, avant l’apparition de la guitare de Gilmour, pour ce qui est la plus belle partie du titre. Les voix que l’on entend sont des roadies du groupe. Enfin, on finit par cuire des œufs pour introduire le troisième morceau, qui se terminera par la fermeture de la porte et &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;le robinet qui fuit toujours. Si ce titre, original à plus d’un titre, est intéressant, il n’en reste pas moins qu’il n’est pas formidablement composé, et que l’on sent parfois l’exercice de style. L’obligation de meubler sur une idée singulière. Ils joueront parfois ce titre sur scène, allant jusqu’à reproduire certains sons. En effet, des roadies feront cuire des œufs sur scène et feront bouillir de l’eau, mais l’idée ne sera pas viable bien longtemps.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Ce disque est tout de même intéressant pour deux raisons. D’abord, c’est l’apparition définitive de ce que l’on appelle alors le rock progressif, que les Floyd ont aidé à créer, mais dont ils ne seront pas vraiment les représentants les plus extrêmes. Dans toute leur discographie, seuls deux titres passent le cap des 20 minutes, et un seul celui du quart d’heure, pour le reste, si certaines compositions sont relativement longues, beaucoup sont aussi relativement concises, le futur «&amp;nbsp;Dark Side&amp;nbsp;» par exemple ne comprend aucune composition fleuve. Ensuite, c’est le dernier disque é être mal produit. Un tournant dans leur carrière, car le prochain album verra apparaître ce que l’on nommera bientôt le «&amp;nbsp;Son Pink Floyd&amp;nbsp;». Sur scène, le groupe jouera «&amp;nbsp;Atom Heart mother&amp;nbsp;» avec ou sans orchestre, avec plus ou moins de réussite. On notera tout de même quelques prestations splendides comme celle de la BBC et celle du festival de Montreux que l’on retrouvera plus tard sur ce site à l’occasion d’un passage en revue des meilleurs bootlegs. Lors de certains concerts, le groupe laissera l’orchestre terminer le spectacle, notamment les chœurs qui interpréteront un Ave Maria très mal perçu par les spectateurs qui ne comprenaient pas bien la démarche et qui attendaient surtout les Floyd. Bref, les Floyd pouvaient encore être considérés comme une forme d’avant-garde, ce qui n’allait bientôt plus pouvoir être le cas…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Voici une version jouée par des étudiants ingénieurs du son au Conservatoire de Paris. Ce n’est pas le Floyd, mais la version est très fidèle et bien faite. En fouillant sur ce site, vous trouverez une version (écourtée) live d’Atom Heart Mother.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;object data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xrb6i_pink-floyd-atom-heart-mother_creation&amp;amp;related=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;311&quot; height=&quot;189&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xrb6i_pink-floyd-atom-heart-mother_creation&amp;amp;related=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xrb6i_pink-floyd-atom-heart-mother_creation&quot;&gt;PINK FLOYD ATOM HEART MOTHER&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/allainraphael&quot;&gt;allainraphael&lt;/a&gt;. - &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/fr/channel/creation&quot;&gt;Regardez plus de courts métrages.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xdnhe_fat-old-sun512_music&amp;amp;related=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;296&quot; height=&quot;236&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xdnhe_fat-old-sun512_music&amp;amp;related=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xdnhe_fat-old-sun512_music&quot;&gt;Fat Old Sun-512&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/fabienbrun&quot;&gt;fabienbrun&lt;/a&gt;. - &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/fr/channel/music&quot;&gt;Regardez la dernière sélection musicale.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; 
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