23.04.2009
A SAUCERFUL OF SECRETS
Les Joker Wild n'ont pas eu de chance. Fin 1967, les membres du Floyd approchent le leader, un certain David Gilmour, pour lui demander de venir en renfort au sein d'un groupe au bord du naufrage. Ce qu'il accepte aussitôt. Les membres le connaissent depuis un bail, certains depuis l'école d'architecure, les autres (Gilmour et Barrett) sont amis depuis plus longtemps encore. Barrett voit l'arrivée d'un nouveau guitariste d'un très mauvais oeil. Et il a raison. Mais depuis plusieurs semaines, il perd totalement pied, devenant ingérable, en studio par exemple où, au moment d'enregistrer une nouvelle chanson, il ne cesse de changer les accords, et les arrangements, devenant totalement impossible à suivre pour les autres membres du groupe. Roger Waters, déjà relativement ambitieux, a commencé à composer peu à peu, seul dans sa chambre, des chansons qui apporteront un nouvel élan au groupe. Aujourd'hui, on peut considérer cet album comme le premier virage du groupe, encore que personnellement, plutôt qu'un virage, j'y vois un pont parfait qui relie la période Barrett à celle de Waters. Bref, alors que le personnage Barrett est devenu totalement incontrôlable, et totalement inefficace, notamment en concert, certes à cause de son état psychologique qui a toujours été fragile, mais aussi à cause de sa prise répétée de LSD, le groupe décide d'un commun accord de le limoger. Pour ce faire, un matin, l'un des membres,en partant au studio, demande si l'on va chercher Syd, et Waters répondra « Cà ne sert à rien ». Etrangement, c'est Richard Wright qui vivra le plus mal cette situation. En effet, à l'époque, il partage un appartement avec Barrett, et doit trouver des subterfuges pour aller répéter sans lui dire car personne n'a le courage d'affronter Syd. Le groupe jouera à cinq sur scène environ 2 mois avant de se rendre compte de la situation impossible. Pour autant, Gilmour est alors considéré comme un simple musicien de studio, et sera rémunéré en conséquence... Il va mettre un bon moment avant de trouver sa place au sein du groupe et au sein de ce nouvel album, celui-ci étant déjà bien entamé lors de son arrivé...

La preuve, la première édition de l'album comprendra une faute d'orthographe à son nom sur les crédits du seul titre auquel il participera en tant que co-compositeur, la chanson titre. D'ailleurs, ce disque comporte très peu de guitare et repose avant tout sur le duo basse / clavier. Waters compose la majeur partie des titres, et Wright en prend deux à son compte. A l'époque, le flower power se casse doucement la figure, et commencent peu à peu les désillusions. Pourtant, le Floyd accentue son côté psychédélique, mais aussi, se colle au plus près de ce qu'il produit sur scène. Le groupe change de manager, puisque l'ancien a préféré tout miser sur la carrière solo de Syd Barrett, et c'est Steve O'Rourke qui va s'occuper de leurs affaires, et ce, jusqu'à la fin. Norman Smith, quant à lui, produit ce second LP, en ayant plus d'influence (puisque Barrett est parti, il a plus de marge de manoeuvre...). Voyant arriver Gilmour, il dira un jour « ce type prendra le contôle du groupe ». C'était sans compter un bassiste, pour le moment discret, qui va vite comprendre qu'il a une carte à jouer.
D'ailleurs, dès les premières notes de « Let there be more light », Waters met les points sur les i! Désormais, le patron, ce sera lui. Une basse tonitruante percute le morceau d'entrèe de jeu sur une rythmique qui rappelle que Mason et Wright viennent de la scène jazz. Le morceau est relativement alambiquée puisqu'une fois l'intro de basse terminée, il se construit sur deux parties distinctes, l'une très lente à la mélodie scandée, puis l'autre, plus pop et plus percutante qui rappelle un peu certains passages du premier album, chaque partie étant reprise plusieurs fois. Gilmour joue peu de guitare, mais chante ce qui s'apparente au refrain, et prouve dès le départ qu'après Barrett, il sera toujours le meilleur chanteur du groupe. « Remember a day » et sa mélodie sous marine possède une histoire étonnante, d'abord parce que c'est une composition de Wright, ce qui va se faire de plus en plus rare, ensuite parce que Nick Mason étant incapable de tenir le rythme particulier laissera ses baguettes à Norman Smith (il ressortira assez vexé de cet épisode), enfin, il y a l'apparition fantômatique de Barrett, qui parvint à convaincre les autres de le laisser jouer sur ce titre. Pour se faire, il les harcela quelques temps, faisant le pied de grue devant les studios. Le titre en soi n'est pas désagréable, même s'il n'est pas non plus mémorable. Une mélodie un peu légère pour une chanson finalement à l'image de son auteur, discrète. Premier morceau de bravoure de Waters, « Set the controls for the heart of the sun » plonge à corps perdu dans ce que va être la musique du Floyd dans les années à venir. Basé sur un riff de basse oriental, le morceau hypnotique quitte largement le territoire pop pour s'aventurer sur des constructions tout en langueur, le rythme s'accélérant peu à peu frénétiquement, jusqu'à redescendre. La version du Live at Pompéï est absolument brillante. La transition est brutale avec « Corporal Clegg » que l'on croirait tout droit sorti du cerveau de Barrett et qui fait figure d'ovni dans un disque nettement basé sur les ambiances. Pop qui aurait très bien pu figurer sur le premier album, il débute sur un riff très noir, puis ne cesse de changer de rythme, de mélodie, pour terminer dans un délire absolu qui rappelle les dérapages les plus fous du « Yellow Submarine » des Beatles. Morceau de bravoure pour certains, catastrophe pompeuse pour d'autres, « A saucerful of secrets » est probablement le titre qui est déjà le plus ancré dans ce que sera la musique du Floyd à peine un an plus tard. Tout est parti d'un gong trouvé en studio, qui Waters fai résonner lentement. Les quatre musiciens (Gilmour est crédité comme co compositeur) improvisent une partie bruitiste qui repose essentiellement sur l'orgue malade de Wright, puis, au bout de quelques minutes, c'est Mason qui prend le relai enchaînant avec une partie de batterie saccadée et intense, sur laquelle les autres membres reprennent les improvisations folles. Cette fois, le piano explose sans cesse, Waters continue à faire vibrer cymale et gong, alors que Gilmour fait hurler sa guitare en laissant choir son bottleneck comme il l'entend sur des cordes jouées à vide. S'ensuit alors une explosion, orgasmique pour certains, insupportable pour d'autres. Le final nous conte une messe, un peu noire sur les bords, avec un orgue de toute beauté qui semble pleurer son requiem tremblant au milieu de choeurs arrache coeur. J'ai entendu pas mal de versions Live, et cette version studio reste à mon sens la meilleure, car en live, le groupe rajoute au final une touche larmoyante totalement inutile. « See-Saw » vient ensuite alléger l'ambiance, avec sa ballade au piano. Wright compose un morceau un peu transparent, sans grand relief qui fait de cette chanson, la moins intéressante du disque. Les choeurs moches et la mélodie faiblarde rappelle les titres les plus pleurnichards des Beatles, sans toutefois en avoir la grâce. Enfin, « Jugband blues » vient définitivement tourner une page de l'histoire du groupe. Dernière contribution de Barrett, c'est aussi le meilleur morceau du disque. Un blues une fois de plus en avance sur son temps, totalement décalé avec sa flûte folle, ses breaks improbables, sonnant comme une fête foraine sous hallu et qui n'est pas sans rappeler le « Benefit » de Lennon sur Sergent Peppers. Le morceau se termine avec un orchestre barré(tt) jouant n'importe quoi. C'était d'ailleurs la consigne. Il s'agit de l'orchestre de l'armée du salut à qui Barrett a juste demandé de jouer tout ce qui leur passait par la tête; et dans le genre, c'est tout à fait réussi. L'album se termine sur un coda de Syd Barrett avec sa guitare, un peu comme s'il s'en allait sur un chemin, seul et perdu dans un monde qu'il ne reconnaît déjà plus. A noter que la version présentée est assez différente de celle de l'album.
Il n'y a pas d'éditions particulières sur ce disque, à part, évidemment, les différentes impressions des différents pays.
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16.04.2009
THE PIPER AT THE GATES OF DAWN
Le premier album des Pink Floyd est aussi le dernier pour certains. Car, pour la majorité, les Floyd ont connu trois périodes. L'ère Barrett, l'ère Waters, et l'ère Gilmour, et l'air de rien, çà divise pas mal. Pour ma part, je considère l'oeuvre dans sa généralité, avec ses sommets, mais aussi ses fossés. Après deux singles passés relativement inaperçus, les Floyd entrent aux studios d'Abbey Road en mars 1967. Norman Smith est alors leur producteur depuis peu. Il a été engagé quelques mois plus tôt par EMI, et participa à de nombreux enregistrements, notamment des Beatles, jusqu'à l'album « Rubber Soul ». A cette époque, le Floyd est avant tout un groupe de scène, et canaliser l'énergie de ces quatre allumés n'est pas chose facile. Pourtant, Norman Smith va réussir l'impossible, en condensant les longues improvisations du groupe en 3 minutes réglementaires. Syd Barrett, alors en rémission psychiatrique se montra relativement détendu et l'atmosphère générale fût plutôt bonne durant l'enregistrement. Malgré tout, Norman Smith se heurta de nombreuses fois au caractère compliqué de Barrett qui, à la moindre suggestion, répondait par un signe affirmatif de la tête, puis chantait ou jouait exactement de la même manière que la prise précédente. Le rôle de Norman Smith fût très important sur ce premier disque qui, par un habile jeu d'harmonies et d'arrangements, rendit les chansons du groupe « pop » et donc, diffusables en radio, ce qui était loin d'être le cas lorsque le groupe mit les pieds pour la première fois dans le studio. En effet, les chansons étaient surtout des improvisations plus ou moins longues sur des thèmes définis, à l'instar d' »Interstellar Overdrive », qu'il fallut écourter d'une dizaine de minutes sans pour autant en perdre l'essence.

Un jour, le groupe fût invité à assister à une scéance d'enregistrement des Beatles, dans le studio d'à côté. Ils entrèrent alors que les Fab Four enregistrait « Lovely Rita » et furent impressionnés par autant de professionnalisme. Le Floyd revit son contrat à la baisse en échange d'une utilisation illimitée des studios ainsi que de la banque de sons, et des instruments des studio, ce qui les aménera à flirter, de loin certes, avec la musique concrète sur certains passages du disque. 5 mois plus tard, en août 1967, le disque sort enfin, mais passera inaperçu à l'époque.
Pourtant, dès « Astronomy Dominé » qui ouvre le disque, c'est absolument brillant. Syd Barrett est un compositeur hors pair, efficace, et complexe à la fois, avec des ruptures inattendues, et des contre champs gigantesques en mille feuilles. C'est proprememnt éblouissant d'entendre l'aisance de ce personnage bancal et malmené par l'existence démettre ses chansons avec une rage et une folie incomparables. A l'époque, le groupe est qualifié de groupe de science-fiction, ce qui ne plaira jamais vraiment aux membres. Pourtant, leurs shows, faits de lumières en tout genre, et de diapositives hallucinées n'aident pas à se défaire de cette image, et l'intro d'Astronomy Dominé » qui suggère un astronaute au milieu de nul part appelant au secours à l'aide de signaux en morse renforce ce sentiment. Syd Barret composait toutes ses chansons en mode mineur, ce qui leur donne une couleur triste et qui empêche de créer une mélodie qui soit totalement mémorisable dès la première écoute. Il s'agit d'une musique exigente qui demande plusieurs écoutes. « Lucifer Sam » se recentre sur un mode plus pop, mais, avec son riff de guitare limite « Shadows » sonne comme un western Londonien. L'orgue ouvre alors la sublime « Matilda mother » sous les notes roulantes d'une basse qui porte encore la chanson, mais lui apporte une contribution mélodique, ce qui sera de moins en moins le cas dans le futur. Ensuite, le titre part vers des horizons plus cintrés, changeant sans cesse de rythme et de structure soutenu par des choeurs aigües qui ridiculisent la dramaturgie de la chanson. Les textes de Barrett, que l'on a tendance à oublier, sont totalement hallucinés, à cette époque, le Floyd n'a pas encore de conscience politico chiant et se laisse bercer par l'ère psychélélique... On parle de ciel, de drogues, d'oiseaux fous... Bref, on se laisse aller.

« Flaming », truffé de bruitages incongrus semble être un pendant joyeux au titre précédent avec une guitare acoustique omniprésente, avant que le titre ne dérape en son milieuà grand renforts de clavecin et d'orgue. A cette époque, Richard Wright a une importance prépondérante au sein du groupe. « Pow R. Toch. » est une des deux compositions collectives. Une des rares signées par le groupe au grand complet. C'est aussi un des titres les moins intéressants de l'album. Instrumental répétitif comprenant un solo de piano pas vraiment bouleversant, on y entend des onomatopés et quelques bruitages farfelus. « Take up thy stethoscope and walk », première composition de Waters annonce la suite, clotûrant la première face de façon très énergique. La batterie frappe l'intro, pour envoyer une mélodie saccadée, puis c'est la rupture. Le titre glisse vers une sorte de Free rock qui accèlère rapidement pour devenir frénétique et annonce clairement le titre qui va ouvrir la seconde face. « Interstellar Overdrive » est, sans nul doute, l'un des deux morceaux les plus brillants du disque. A l'époque, c'est également l'une des pièces maîtresses du groupe en live qu'ils étendent parfois pendant 20 minutes. Le titre s'ouvre sur le riff le plus efficace de l'album pour aussitôt se prendre les pieds dans le tapis, et pour ensuite se débattre avec un free rock intense et fascinant, plein jusqu'à la garde de musique atonale et folle. L'orgue maltraite l'oreille et la guitare s'égosille du mieux qu'elle peut alors que le duo batterie / basse rivalise d'ingéniosité pour tenir la pression à son paroxysme. Un titre tendu qui finit par imploser et revenir sur le riff d'ouverture. Au total, 10 minutes de raffût divin qui caresse l'auditeur dans le sens du poil pour l'épuiser, le laminer et le mettre à genoux. Ecouter ce morceau à fond, au casque est une expérience unique et intense. « The gnome », vignette calme et acoustique se colle tout de suite derrière, comme pour ne pas rendre l'auditeur à moitié fou.Un ton largement plus léger qui sonne comme une comptine dotée d'une mélodie que l'on retient en quelques secondes. Le titre le moins complexe de l'album. « Chapter 24 » se contruit sur un schéma plus tordu, soutenu essentiellement par l'orgue et la basse, et des voix noyées sous les chambres d'écho qui font de ce titre l'un des plus tristes du disque. Les harmonies vocales rappeleraient presque les Beach boys si l'ensemble ne sombrait pas finalement dans une chorale désespérée. « The scarecrow » aux cliquetis étranges et saccadés apporte une touche buccolique grâce à une guitare acoustique qui arrive en fin de titre et l'orgue de Richard Wright.D'une façon générale, les harmonies vocales, pourtant très riches, grâce, notamment, à la voix lunaire et polymorphe de Syd Barrett, ont largement été sous estimées sur cet album . I've got a « Bike » lance Syd Barret sur le dernier titre de l'album qui n'est pas le moins fou. La mélodie scandée revient comme une ritournelle et se casse la gueule en pleine ascension, pour reprendre du début. Puis, Barrett reprend à nouveau la méléodie, encore et encore, jusqu'à la ralentir subitement pour terminer l'album en fanfare entre bruitages étranges, piano déglingé et....canards? enroués. Un final en feu d'artifices psychiatrique qui rappelle tout de même que son auteur commence alors à perdre pieds.

Il y a plusieurs manières d'envisager cet album. Certains considèrent que ce disque est le seul valable du groupe, et le classent parmi les plus marquants de l'histoire. D'autres, les plus fans du groupe, estiment souvent que ce disque n'est pas vraiment un album des Floyd, au sens mélodique et concpetuel du terme.
Pour ma part, je considère ce disque comme un des plus réussis de l'histoire de la musique pop, sommet indépassable de l'univers psychédélique, à la fois pointu et avant gardiste et ancré dans son époque. Le plus grand chef d'oeuvre du groupe. Mais, pour autant, je considère également que c'est une des pierres angulaires du groupe, mais pas la seule, loin de là. Il fait parti des albums studio du Floyd, l'un des meilleurs, le plus fou, mais un parmi tant d'autres tout de même dans une discographie riche de sommets, d'erreurs et de guerres d'égo.
Pour être complet, il est intéressant de dire qu'il existe plusieurs éditions de ce disque, sorti à l'origine en stéréo. La première édition était fidèle à la version sorti à l'époque, puis, une version mono a été enfin éditée pour les trente ans du l'album. Enfin, récemment, une version globale, mono, stéréo, agrémentée de quelques bonus sans intérêt vital pour un fan de base a été éditée pour les 40 ans de l'album. Une version toutefois intéressante dans sa version deluxe, car il contient la reproduction du carnet de notes de Syd Barrett à l'époque de l'enregistrement du disque.
Enfin, dans les années 70 il a été réédité dans un double album, comprenant le second album studio sous le titre « Nice Pair ».

Voici donc « Interstellar Overdrive, dans une version Live de plus d'un quart d'heure, enregistrée et diffusée pour un documentaire sur la culture Londonienne du milieu des années 60. Enorme.
20:34 Publié dans Les albums des Pink Floyd | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : pink floyd; the piper at the gates of dawn; syd barrett;
13.04.2009
ATOM HEART MOTHER
En 1970 sort l'impressionnant ATOM HEART MOTHER. Album intéressant à plus d'un titre, il sera également le synonyme de la plongée définitive des Floyd dans le rock progressif... En attendant d'avoir un peu plus de temps à consacrer à ce site, et donc d'approfondir un peu mes notes, je vous propose une représentation live et sans orchestre de ce morceau de bravoure. L'enregistrement fût particulièrement pénible, notamment parce que les musiciens de l'orchestre regardait le groupe avec un peu de condescendance, ne les considérant pas vraiment comme des musiciens... Du coup, les rapports furent tendus. Entre les pauses syndicales et les problèmes d'égo, l'album put enfin voir le jour, pourtant, il est sûrement le disque des Floyd dont la production est la plus médiocre. En effet, des problèmes d'enregistrement irréversibles, liés à la puissance de l'orchestre philarmonique, vinrent poluer le mixage final. Alors que le Floyd rencontre de problèmes de composition sur ce titre, ils font appel à Ron Geesin, qui composera tous les arrangements d'orchestre et de choeurs, à tel pôint qu'il sera d'ailleurs crédité sur le disque en tant que compositeur à part entière, ce qui est très rare chez les Floyd.
09:35 Publié dans Pink Floyd | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pink floyd; atom heart mother