17.07.2009

DARK SIDE OF THE MOON (1973)

A bien des titres, Dark Side Of The Moon est sans doute l’album le plus important des Pink Floyd. En termes de ventes, évidemment, puisqu’il totalise quelques 40 millions d’albums vendus, et possède le record de longévité de présence au sein des charts américains (14 ans avec une interruption d’une semaine, c’est plutôt pas mal). En termes de progression également. Progression créative, car c’est sans doute l’effort le plus collectif du groupe, le plus soigné, le plus recherché également. Progression technique, car on se rend compte à l’écoute du disque que tout, absolument tout est maîtrisé. C’est aussi l’album qui créé le plus la polémique. Il y a ceux qui ont aimé le Floyd le temps du premier album, ceux qui ont aimé le Floyd jusqu’à Dark Side Of the Moon et ceux qui considèrent que Dark Side Of the Moon est le chef d’œuvre absolu du groupe. A vrai dire, tout ce beau monde a raison et tort à la fois. Le groupe amène, à chaque album un regard neuf sur sa musique. Pink-Floyd-The-Dark-Side-Of-308985.jpgQu’on aime ou pas, on ne peut pas comparer le Floyd de 1967 avec celui de 1973, ni avec celui de 1979 ou de 1987. Bref, changeant de leader à chaque décennie ou presque, et donc de façon de faire et de composer, la musique du groupe va évoluer en permanence. Bonne ou mauvaise chose, ce n’est plus qu’une affaire de goût.

 

Mais revenons-en à cette année 1972. Course effrénée faite de concerts, la vie du Floyd s’articule essentiellement autour des projets musicaux. C’est alors un groupe sorti de l’underground qui connaît un succès relatif, mais reconnu des connaisseurs. A cette époque, le groupe possède quelques ébauches musicales, et pense enfin à ce qui va succéder à Meddle. C’est dans la cuisine de Mason que les premières idées fusent. Qu’est-ce qui nous rend fous ? L’argent, l’amour, la solitude, la mort, la religion, les problèmes sociaux… Ces petits thèmes vont être mis ensemble sous un grand thème directeur, la folie. Pas forcément dans le sens de l’aliénation, mais plutôt dans tout ce qui peut nous faire perdre la tête. Très vite, fait rarissime, les rôles se partagent avec précision. Waters écrira les textes, et s’occupera, avec Mason, de la cohérence du thème sur la longueur de l’album d’un point de vue conceptuel. Le mot est lâché. Il s’agit là du premier album concept du groupe. Un disque qui, musicalement suit, une ligne directrice du début à la fin, le tout soutenu par des textes cohérents dans un emballage englobant l’ensemble. Gilmour et Wright sont eux chargés de la texture musicale. Bizarrement, les Floyd ont toujours été considérés comme un groupe à concept alors que si l’on se penche sur leur discographie, il y a en tout et pour tout 5 disques « conceptuels ».

 

Ils disposent de six semaines avant de partir en tournée, et souhaitent présenter au public une première ébauche de ce nouvel album. Ils décident donc de partir à la campagne pour s’éloigner de tout et de tout le monde. Les choses vont alors très vite, l’ambiance au sein du groupe est radieuse, et surtout, chacun va dans la même direction. pink_floyd-dark_side_of_the_moon-sm_lg.jpgDes bribes d’anciens morceaux, notamment des sessions de « Zabriskie Point » sont repris pour les développer, d’autres sont créées de toute pièce, enfin, certains morceaux existants plus ou moins bien sur scène depuis quelques temps prennent une nouvelle forme en studio. Les Floyd jouissent des Studios d’Abbey Road et de la sonothèque comme bon leur semblent, ce qui leur donne le temps nécessaire à l’élaboration d’un disque pensé dans sa moindre minute. C’est d’ailleurs peut-être ce qui va agacer beaucoup d’auditeurs. Une musique chronométrée, maîtrisée, et (trop ?) réfléchie.

 

Le groupe part donc en tournée avec ce nouveau matériel, et organise une tournée mondiale avec un light-show à leur démesure. La logistique prend des proportions gigantesques, et devant cet armada de camions, de consoles (ils disposent alors de l’une des premières consoles 28 pistes et de l’Azimuth Coordinator Quadriphonique), d’instruments et de personnel, Rick Wright se pose un instant en se disant que tout ce qu’il fait dans cette foutue organisation, c’est jouer de l’orgue. Certains titres sont encore à l’état d’ébauche, comme « On the run », qui est alors une improvisation jazz, ou « Great gig in the sky » appelé « The mortality sequence » qui est un instrumental où des passages de la bible sont lus. « Brain damage » est une chute de l’époque Meddle ». Le succès grandit alors peu à peu et les salles sont de plus en plus grandes, malgré de nombreux problèmes techniques liés au gigantisme de cette entreprise.

 

L’épisode « Obscured By Clouds » arrive au beau milieu de cette intense passe créative, comme une bouffée d’air frais entre deux enregistrements. Car, l’enregistrement, justement, commence à peser et devant la complexité des morceaux et de leur réalisation, le groupe fait appel à Alan Parsons, ingénieur du son chez EMI, et qui avait déjà travaillé avec eux sur « Atom Heart Mother ».

 

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L’arrivée de Parson va s’avérer des plus bénéfiques. Enthousiaste et jamais à court d’idées, il va apporter des améliorations et des suggestions à l’ensemble qui vont briller par leur originalité.

 

L’album a pour titre « The lunatic », dans un premier temps, extrait de la dernière chanson de l’album, puis ensuite, ce sera « Dark Side of The Moon », tiré de la même chanson. Le groupe « Medicine Heads » avait également appelé son album de l’époque comme çà, ce qui posa problème, mais leur album n’ayant eu aucun succès, les Floyd purent donc disposer du titre.

 

Le groupe travaille alors sur chaque titre, l’un après l’autre, ne s’arrêtant que lorsque la chanson paraît totalement terminée.

« Speak To Me » est conçu comme une introduction, une mise en bouche. Nick Mason créé alors une sorte de mix de tout ce qui va suivre, mélengeant extraits de chansons et de bruitages. L’intro est une reproduction d’un battement cardiaque, ce qui clôturera également l’album. A l’origine, le groupe avait utilisé un véritable battement de cœur, mais celui-ci étant trop sec, trop rapide, et jugé oppressant, le groupe préféra en créer un de toutes pièces. Une grosse caisse capitonnée, et une mailloche furent utilisées pour reproduire, de façon très réaliste, le battement d’un cœur (un peu lent, 72 battements minute…). Une note de piano fut maintenue durant une minute, puis passée à l’envers afin de donner cette sensation de lente montée qui servait de transition à « Breathe ». Ce titre, à l’origine formait un seul bloc, mais il sera finalement scindé en deux, comme un rappel à la fin du morceau suivant. Ce que l’on note rarement dans ce disque, c’est le silence qu’il y a parfois entre les notes, et la lenteur d’exécution, qui donnent cette sensation de douce mélopée. Gilmour mêle sur ce titre des arpèges joués avec un léger chorus sur la guitare, des notes sur Steel Guitar, instrument habituellement utilisé dans la country, et accords en apesanteur. Sa voix est doublée, avec un léger effet qui la ralentit pour ajouter de la profondeur. D’ailleurs, le procédé est repris sur l’ensemble du disque. Il y a en effet de nombreux instruments qui sont doublés, et qui ne jouent pas systématiquement la même chose. La basse de Waters, par exemple, joue deux partitions sur certains titres. L’orgue de Wright, omniprésent sur ce disque, offre une nappe voluptueuse à l’ensemble, et affirme le rôle du musicien qui ne jouera et ne composera jamais aussi bien que sur ce disque. Les accords de transition qui servent de pont au morceau sont tirés d’un morceau de l’album de « Kind Of Blue » de Miles Davis, rappelant ainsi que l’organiste du groupe est avant tout issu du jazz. D’une manière générale, il est évident que les musiciens sont alors en osmose totale, et œuvrent ensemble pour une cause commune. « On the Run » est sans aucun doute le titre le plus retravaillé en studio. Sur scène, le groupe jouait une sorte d’interlude jazzy durant parfois 6 à 7 minutes appelé alors « The Travel Section », et pas forcément époustouflant. Il ne reste plus grand-chose de ce passage, car le groupe utilise cet espace pour expérimenter de nouveaux « instruments ». Le « Synth EA » est considéré comme étant le premier séquenceur, allié à une batterie d’oscillateurs et sur lequel Waters et Gilmour vont jouer des heures durant, expérimentant toutes les possibilités de leur nouveau jouet. Huit notes sont jouées pour être ensuite accélérées, et filtrées. Le groupe ajoute alors une série de bruits comme des pas, un cœur qui bat, et reproduisent des sons de voiture grâce au synthétiseur VCS. Ce qui ressemble au passage d’un train est un fait plusieurs cordes de guitares sur lesquelles Gilmour glisse un pied de micro, puis la bande est passée à l’envers. La tension monte sans cesse sur ce morceau relativement expérimental pour l’époque, et sur une musique dédiée au grand public. Une explosion survient alors, annonçant la suite. C’est Alan Parsons qui eut l’idée d’amener une démo d’enregistrement quadriphonique faite deux mois auparavant dans une horlogerie. Le rotatum qui lance la cadence laisse l’espace nécessaire à Mason pour distiller une sorte de solo sur des peaux tendues alors que Wright glisse quelques notes de clavier. Ce qui surprend le plus dans l’intro de ce titre, c’est la lenteur, et le silence. En effet, à chaque seconde, l’auditeur se demande quand le morceau va vraiment débuter. D’ailleurs, alors que l’ensemble de l’album est très chargé, notamment en bruitage, on peut tout de même remarquer qu’une grande place est faite à l’espace et au silence, notamment au cours de ce morceau et de « Us and Them » qui intervient plus tard. Le morceau démarre vraiment enfin, sur un mélange des voix de Wright et Gilmour qui se marient, comme toujours, à merveille. Les chœurs féminins, qui ajoutent une touche soul au morceau, sont eux aussi doublés puis ralentis, donnant toujours cette profondeur de champ qui retranscrit encore ce besoin d’espace, mais cette fois, non plus en termes de temps, mais en termes d’espace physique. Rappelons que les Floyd sortent d’une école d’architecture et leur travail en est toujours plus ou moins teinté. Le solo de Gilmour, qui a vu le jour en live, est lui aussi doublé, mais cette fois à deux reprises, sans copie. Il joue donc la même chose à plusieurs reprises, essayant à chaque fois de coller au mieux à la prise précédente. Le thème du morceau est venu d’une prise de conscience de Waters qui a été élevé par sa mère dans l’idée que l’enfance et l’adolescence sont fait uniquement pour te préparer à la vie d’adulte qui est le véritable point de départ. « Time », qui parle du fait que la vie s’écoule toujours, et qu’elle commence le jour de la naissance, s’enchaîne ensuite sur une reprise de « Breathe », pour mieux amener « The great gig in the sky ». Ce titre qui devait être un instrumental a été entièrement composé par Wright. Un beau morceau de piano, à peine rehaussé par une partie de Steel Guitar. C’est Parsons qui a l’idée de faire appel à Clare Torry pour effectuer une performance vocale assez époustouflante. Elle entra en studio sans savoir quoi faire, Gilmour et Wright lui demandèrent alors de penser à la mort et à l’horreur. Elle improvisa donc un solo, et ressortit de la cabine dépitée et gênée pensant avoir fait quelque chose de très mauvais, mais les membres du groupe étaient ravis. Pour l’anecdote, en 2004, Clare Torry fit un procès au groupe, et fût finalement considérée comme co-auteur du morceau, et donc rémunérée comme il se doit.

Le morceau le plus célèbre de l’album, et sans doute du groupe, est aussi celui qui fait le plus débat. « Money », tube en devenir, va sortir en 45 tours et va aider à toucher un public bien plus large. Ce morceau sera considéré par les fans les plus obtus comme trop commercial, ce qui provoquera l’abandon définitif de certains d’entre eux. A l’époque, l’album se vend bien, mais ne cartonne pas, notamment au Etats-Unis où le groupe fait pourtant salle comble. La maison de disques américaine n’assure pas une promotion à la hauteur de l’évènement. Bhaskar Menon, fraîchement nommé directeur de Capitol Records, maison de disques américaine du groupe entend dire que Les Floyd souhaite changer de Maison de disques pour manque de promotion. Il parvient à les persuader de lui laisser le disque, et lance une campagne de promotion totalement exceptionnelle pour une telle structure. Bingo ! Les ventes commencent à exploser, mais Bhaskar Menon explique au groupe que pour passer à la vitesse supérieure, il faut un 45 tours. Ce sera « Money » dont le thème parle de lui-même. Et pourtant, ce morceau n’a rien d’un standard. Basé sur un riff blues en 7 temps, il change de mesure en son milieu, en repassant en 4 temps, plus habituel dans le monde du rock pour le solo de Gilmour, et repartir à nouveau sur une mesure en 7 temps. L’intro de la caisse enregistreuse fût un véritable casse tête. Ce qui, aujourd’hui serait fait en quelques clics sur ordinateur, demandait des heures de boulot. Il s’agit là d’une des premières fois où un groupe enregistre de la musique sur une séquence mise en boucle, et en rythme de surcroît. Waters va donc fabriquer, au sens propre, une bande, faite de 7 petits bouts de bande avec des sons de pièces jetées dans un plat en métal ou des feuilles déchirées près d’un micro, reproduisant ainsi la caisse enregistreuse. Collée bout à bout, la bande est tendue à travers le studio, tenue par le magnétophone d’un côté, et Alan Parsons de l’autre, le groupe jouant par-dessus en synchronisation. L’élément qui perturbera le plus les fans, c’est le saxo de Dick Parry, saxophoniste jazz que Gilmour connaît depuis l’adolescence. En effet, déjà à l’époque, il sonnait un brin kitsch, et plus encore aujourd’hui. C’est probablement le morceau que j’aime le moins sur l’album, peut-être trop souvent entendu, mais la présence du saxophone a tendance à me hérisser le poil. Toujours est-il que le 45 tours va cartonner, et à partir de ce moment, le disque ne va plus cesser de se vendre.

« Us and them », issu des sessions de Zabriskie point, parle de l’incapacité de la race humaine à être humaine et à vivre ensemble. C’est un titre, à nouveau de Wright, qui, lui aussi laisse beaucoup d’espace, et permet de souffler un peu après l’épisode de « Money ». Pourtant, la présence une nouvelle fois du Saxophone peut déranger. Les voix de Gilmour et Wright se marient à nouveau à la perfection quant à Mason, il fait preuve d’une sobriété qui donne une légèreté à ce titre tout de même très beau. « Any Colour You Like » sert d’intermède. Malgré une rythmique qui groove un peu, le titre apparaît anecdotique, presque transparent, tant les autres sont marquants. Rapidement envahi par les synthétiseurs truffés d’écho, le titre s’offre un break de Gilmour qui se lance dans un solo étrange et tordu, joué en multipistes, donnant l’impression d’une certaine nervosité dans un morceau qui se veut transition.

Il est alors temps de conclure. « Brain Damage » s’enchaîne tout de suite, comme un point de rupture, cassant le rythme et la ligne mélodique. Le titre parle de cette idée que l’on laisse pousser du gazon dans des endroits pour mieux en interdire l’accès. Aussi, l’envie de marcher dessus est-elle une folie ? Pourtant, « The Lunatic » semble faire directement référence à Syd Barrett. Après tout, un album sur la folie pouvait-il se passer sans évoquer le premier leader du groupe. La chose n’échappera pas à Syd Barrett qui assistera, médusé, à un concert du Floyd et s’apercevant que son ancien compagnon parle ouvertement de lui. Enfin, « Eclipse » morceau final, lui aussi énormément modifié par rapport à la version donnée en concert, clôt l’album en reprenant l’ensemble des thèmes à son compte, et en exposant tous les paradoxes qui peuvent rendre fous. Les chœurs soul refont surface pour un final explosif où l’on peu entendre des bribes de conversations glanées par Rick Wright et que l’on retrouve tout au long de l’album. L’idée de départ était de présenter des cartes avec des questions du genre « Quand avez-vous été violent pour la dernière fois ? », « Avez-vous eu raison ? ». Rick Wright interrogea des roadies, le gardien des Studios, des techniciens, mais également Paul et Linda Mc Cartney et le guitariste des Wings qui enregistraient à côté. Finalement, les voix de Paul et Linda ne seront pas gardées. Le disque se termine comme il avait commencé, sur les battements de cœur. Je vous fais grâce du travail de production qui suivit l’enregistrement, les consoles n’étant pas, à l’époque, automatisées, il fallait être une dizaine derrière les mélangeurs lors de l’enregistrement de la bande mère, au risque de tout recommencer si l’un des mélangeurs n’était pas bougé au bon moment… Quand à la pochette, elle fut choisie d’une seule voix par les membres du groupe.

 

Le groupe va vendre son disque par camions. Pourquoi ? Comme toujours, c’est la grande inconnue. Pourquoi celui-ci, à ce moment ? En 2009, il apparaît comme étant un peu daté. Personne ne compose plus de cette manière, en enchaînant ainsi les titres, et concevant un disque comme une idée globale. Les solos de guitare sont passés de mode, et les longues intro aussi. Il faut que tout soit bâclé en 4 minutes maxi, formaté et bien rempli. Pourtant, ce disque a tout de même bien résisté à l’épreuve du temps, notamment grâce à une production impeccable. Mais la production de ce disque l’a également aidé à le « ringardiser ». A une époque, on ne pouvait plus acheter une chaîne hi-fi chez Darty sans que l’on vous passe « Dark Side of The Moon » pour la démontration, sortant ainsi le disque d’un contexte global nécessaire à l’écoute. Qu’on le veuille ou non, ce disque a marqué l’histoire du rock.  Pour certains, d’une très belle manière, pour d’autres, de la pire qui soit. Personnellement, ce disque a marqué mon enfance, ma façon d’écouter et d’aborder la musque. Ce fût le premier album que j’ai acheté, vers 5 ans. Bref, s’il n’est pas mon album préféré, et de loin, il reste à mes yeux un album très important pour le groupe et pour le monde de la musique.

 

On ne compte plus les différentes éditions, LP couleur, CD, SACD, Picture disc et tout autre format. On peut donc noter l’édition CD remasterisée pour les 30 ans de l’album. Il existe aussi une version démo de l’album, trouvable sur le net, ainsi qu’une version Live de très bonne qualité, et également une version qui propose un mix différent, refusé à l’époque. Tout cela fera l’objet d’une future note.

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Commentaires

D'abord, superbe post !!
Puis, Money, jugé trop commercial par des intégristes... C'est Money qui m'a fait découvrir et aimer le Floyd, les albums passés puis les suivants. A cette époque, c'était pour moi les sons de la variété "familiale". Ca ne me plaisait pas, mais j'ignorais totalement que d'autres mondes musicaux existaient. Une porte était là... Paradoxalement, c'est ce tube qui m'a fait sortir des sentiers battus. C'est vrai, ce morceaux n'est pas du meilleur Floyd, mais il a pour moi, un immense petit truc en plus. Le reste de l'album ? Que pourrais-je ajouter, si ce n'est qu'il est tellement au dessus de Money. J'avais ouvert la porte...

Ecrit par : Phil | 17.07.2009

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